La Critique : Dreamfall Chapters

Il y a 17 ans, le studio Norvégien Funcom sortait un point’n click qui passa relativement inaperçu, The Longest Journey. Pourtant, celui-ci a rapidement été considéré comme une référence du genre, de part son univers, son histoire et ses dialogues. 6 ans plus tard, en 2006, une suite a vu le jour, Dreamfall. Le succès fut au rendez-vous, une nouvelle fois grâce à son ambiance, mais également son gameplay. Cette trilogie s’est terminée avec Dreamfall Chapters en 2014 sur PC, et le 5 mai dernier sur console. Mélange entre Life is Strange et les jeux Quantic Dream, ce titre nous emmène dans un merveilleux voyage, où le rêve et l’aventure sont au rendez-vous.

On peut faire de nombreuses parallèles entre notre réalité et le scénario de Dreamfall. La théorie de la relativité et le concept des dimensions étant à la base de son intrigue. Fut un temps où notre univers était composé d’énergie magique. Suite à un événement inconnu, notre monde s’est scindé en deux parties distinctes. D’un côté il y a Stark avec sa science et sa technologie (notre monde), de l’autre Arcadia et sa magie. Chacune de ces dimensions s’est développée au fil du temps, sans connaître l’existence de sa voisine. La première personne à avoir découvert cette vérité fut Brian Westhouse, qui en 1933 est parvenu à passer de l’autre côté, grâce à l’aide de moines bouddhiste. De nombreuses années plus tard, c’est la jeune April Ryan qui est attirée vers Arcadia, sous forme de rêves. 8 ans après, Zoë Castillo est à son tour entraînée malgré elle dans cet univers inconnu. C’est cette dernière qui va jouer un rôle fondamental dans les événements à suivre.

Le jeu a une histoire particulièrement riche et complexe. Il revient sur les deux premiers épisodes de la trilogie à de nombreuses reprises. Aussi est-il conseillé de bien connaître les deux premiers volets, si vous souhaitez profiter pleinement de l’aventure. Chacun de ses jeux proposent un gameplay bien spécifique. Si le premier s’appuie sur un point’n click classique, le deuxième était un pionnier du click’nplay (avec des mécaniques de combats). Dreamfall Chapters reprend le style démocratisé par Quantic Dream, avec un système de choix qui modifient les événements de la progression. De nombreuses décisions morales vous conduisent sur différentes routes, plus intéressantes les unes que les autres. Un cheminement peut par exemple vous amener à terminer le jeu en seulement 3 heures, avec évidemment une fin pas très glorieuse…

L’un des points forts du titre de Funcom réside dans le système de dialogue. Très bien écrits et souvents teintés d’humour, ils sont à la base de l’immersion du joueur. Ce sont les pensées des différents protagonistes qui nous permettent de mieux choisir nos réponses. L’ambiance musicale est également très réussie et permet de ressentir de fortes émotions. Malheureusement le jeu est truffé de défauts qui viendront perturber ce beau voyage. Cela paraît assez invraisemblable, mais le jeu n’a pas évolué d’un iota depuis 2014. Graphiquement dépassé, alliasing à foison, il se permet même des saccades régulièrement. C’est à la limite du foutage de museau, surtout quand on constate que même les temps de chargements ne sont pas à la hauteur…

Notation : Voyage sympa mais avec pas mal de désagrément sur le trajet

Le dernier volet de Dreamfall est particulièrement intéressant dans sa trame scénaristique, ces dialogues et son ambiance. Il propose un click’nplay qui ne fait pas vraiment dans l’originalité, mais qui plaira aux amateurs du genre. Toutefois, il faut être solidement armé contre ses nombreux défauts (alliasing et saccades en tête). Le jeu est littéralement figé dans le passé d’un point de vue technique, ce qui risque d’en refroidir plus d’un. Toutefois, les joueurs tolérants parviendront tout de même à profiter de cette belle aventure. Si vous avez connu les précédents opus, attendez-vous à un beau voyage nostalgique.

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