Test : Seasons After Fall

6 juin 2017 0 Par Nicolas Balaguer

Déjà sorti sur PC en septembre 2016, le jeu de Swing Swing Submarine est arrivé sur PS4 et Xbox One le 16 mai dernier. Ce plateforme assez classique trouve ces inspirations dans Ori and the blind forest ou Quantum Conundrum. Le joueur incarne un esprit de la nature, qui va progressivement découvrir quel rôle incarner dans le cycle de la vie. Équipé du pouvoir de changer les saisons à volonté, le gameplay propose de résoudre de nombreuses petites énigmes, en interagissant avec l’environnement.

La petite graine magique que nous incarnons voit le jour dans les profondeurs de la terre. Elle doit se frayer un chemin à travers les racines et l’obscurité, avant d’apparaître à la surface de la forêt. Arrivé là, c’est une petite voix toute mignonne qui l’accueille chaleureusement et lui propose de jouer. Mais pour se déplacer librement dans le monde qui l’entoure, notre petite graine doit d’abord prendre possession d’une créature vivante. Un renard se baladant tout près du sanctuaire des saisons est le candidat idéal pour devenir l’incarnation de l’esprit magique. Dès lors, l’animal devient notre partenaire de jeu, il va malgré lui jouer un rôle décisif dans les événements à venir.

L’ambiance poétique et les couleurs chatoyantes de Seasons After Fall ont vite fait de conquérir les gamers au cœur tendre. Sa direction artistique, en mode illustration, donne l’impression de voir un tableau de peinture en mouvement. On peut même parfois apercevoir les traits de pinceaux des artistes qui l’on crée. Il n’y a rien de sophistiqué, mais l’atmosphère des différentes saisons suffit à profiter et contempler les environnements que nous traversons. La musique est également très réussie, à base d’instruments à corde, elle ajoute une touche de plaisir non négligeable au long de la partie.

On est loin de l’exigence et de la difficulté de sa source d’inspiration, Ori and the blind forest. Ici le gameplay est accessible à tous et ne reprend pas vraiment les codes d’un Metroid-Vania. Même si le joueur est libre d’aller où bon lui semble, les niveaux ne sont pas suffisamment vastes pour nécessiter un menu map du jeu afin de s’orienter. Cela n’empêche pas pour autant de parfois se perdre dans certaines zones un peu labyrinthique. Le sens de l’observation est important pour ne pas tourner en rond, ainsi que votre matière grise. En effet, plusieurs puzzles risquent de vous faire cogiter un moment. Si la plupart sont assez simples, certains ont tendance à faire tourner en rond. Mais là encore, vos yeux et votre logique sont vos meilleures armes pour trouver les solutions.

Notation : Jolie balade en forêt sans trop de défauts

Seasons After Fall propose une aventure sympathique qui ne nécessite pas un niveau gamer expert, mention Dark Souls. Son système de pouvoir fonctionne assez bien, même si leurs activations ont tendance à casser le rythme de jeu à chaque changement de saison. Un petit manque de fluidité qui d’agacer les plus pressés d’entre nous. Toutefois, c’est majoritairement un plaisir de gambader dans les herbes hautes avec notre renard des bois. Ces quelque légers défauts n’entament pas vraiment l’expérience de jeu. Finalement, le seul vrai bémol qu’on pourrait trouver au titre de Swing Swing Submarine, c’est sa durée de vie, qui n’excède pas les 5h de jeu.