La Critique : The Long Journey Home

Daedalic Entertainment nous propose un voyage chaotique au bout de la galaxie. Le scénario pourrait bien rejoindre la réalité d’ici moins de cent ans, l’objectif initial étant d’envoyer une équipe de pionnier à la découverte du système <Alpha du Centaure>. Bien évidemment l’expédition ne va pas se passer comme prévue et va rapidement se transformer en mission Apollo 13… Le contenu de ce rogue like est intéressant, car il applique de vrais concepts astrologiques. Par exemple, vous pouvez économiser du carburant en vous laissant porter par l’orbite d’une planète. Les étoiles croisées dans les parties ont de réelles propriétés, une naine blanche est plus exploitable car moins radioactive qu’une géante rouge. Toutefois, le jeu s’avère également blindés de défauts. Nous allons vous partager notre expérience sous forme de récit, avec un premier paragraphe et une conclusion vous résumant les principaux éléments du gameplay.

Soyez prévenu, ce jeu n’est pas pour les joueurs du dimanche. Il va vous donner du fil à retordre et il faut s’accrocher pour en venir à bout. Contrairement à la plupart des rogue like, vous ne conservez aucun élément d’une partie à l’autre. Seuls vos échecs vous permettront de progressivement vous rapprocher de la terre. Un système de mot clés permet de générer des maps galactiques de façon procédurale à chaque lancement d’une partie. Si cela à l’avantage de renouveler la découverte à chaque tentative, la redondance des actions s’installe malgré tout rapidement. Pire, on peut parfois se retrouver dans une configuration qui nous condamne sans échappatoire possible.

Même s’il existe deux modes de difficultés différents, le plus facile nécessite de toute façon un facteur chance assez élevé. Quelle que soit la configuration, vous subissez des contraintes plus frustrantes les unes que les autres. Ressources vitales introuvables, aliens hostiles, tout un tas de bâtons dans les roues viennent vous barrer la route. Comme dirait Lucette, ça fait partie du jeu, mais cela en devient rapidement agaçant. Le gameplay est lui aussi assez bancal, avec des phases de jeu qui vous font pester régulièrement. Le contrôle du vaisseau en naviguant dans un système est parfois contraignant, celui-ci réagissant parfois bizarrement. Sur certaines planètes, on peut se retrouver avec des conditions totalement ingérables (Neil Amstrong lui-même ne pourrait pas atterrir…). Petit détail qui a son importance, il est impératif de jouer avec un gamepad, les contrôles à la souris ne sont absolument pas adaptés au jeu. Vous l’aurez compris, il faut un bon niveau de tolérance pour savourer le titre de Daedelic, mais si l’ambiance vous pousse à en savoir plus, voici ce que cela donne :

C’est le grand jour, le vaisseau Daedalus-7 est prêt à prendre l’autoroute des étoiles pour rejoindre Alpha du Centaure, qui se situe à 4.37 petites années lumières de chez nous. L’objectif de cette mission reste top secret, mais tout laisse à penser qu’il s’agit d’explorer une potentielle exoplanète colonisable (et de revenir sur terre). L’agence spatiale IASA a sélectionné dix candidats pour cette mission, mais seulement quatre d’entre eux sont du voyage. Tous des pointures dans leur domaine respectif, chacun prend avec lui un objet spécifique (de quoi réparer du matériel, balise de détresse ou équipement de sauvetage). C’est moi, le destin, qui fait pencher la balance pour savoir qui part et qui reste. Je choisis également les modèles d’appareils qui seront utilisés pour naviguer dans l’espace et explorer d’éventuelles planètes (critères de design, résistance, réservoir de carburant etc.). Premières tâches, décoller du centre Cap Canaveral dans le module d’exploration et rejoindre le navire qui nous attend en orbite. De là, se diriger vers la planète Mars afin d’y récupérer le carburant nécessaire au premier saut hyper-espace de l’histoire (avec des humains à bord).

Tous les voyants sont au vert, le Daedalus-7 fait rugir ses moteurs à énergie quantique et s’engouffre dans un trou de verre. C’est seulement quelques minutes de vol plus tard qu’un phénomène étrange provoque une explosion qui plonge l’expédition dans l’inconnue totale. Les instruments de navigation indiquent une distance de 37847 parsecs de la terre. Très loin de la destination d’origine, le seul objectif est désormais de parvenir à retourner sur terre sain et sauf. Cependant, l’équipage s’aperçoit qu’ils sont proches d’une étrange structure sphérique. La décision est prise de partir l’explorer, on pourrait bien être en contact avec la toute première technologie extraterrestre. À l’intérieur, aucune trace de vie, seulement un curieux objet qui est rapporté à bord du navire. Si nous voulons ramener le vaisseau à bon port, il va falloir extraire des ressources permettant d’alimenter les machines et réparer les dégâts. Un champ d’astéroïde présent dans le système semble être le lieu idéal pour se ravitailler.

Pour extraire de précieuses ressources il faut utiliser l’armement du vaisseau, afin de réduire en miette les précieux matériau. Tout comme un bateau de pirate, les canons sont situés sur chaque côté de l’appareil. Il faut donc se positionner en latéral pour atteindre une cible et ainsi collecter les minéraux recherchés. Non loin de là les instruments détectent une planète. Nous décidons d’y jeter un œil, en utilisant le véhicule d’exploration. Au-delà des ressources naturelles vitales à notre survie, nous décelons également un bâtiment en ruine. Nous venons officiellement de découvrir une trace de vie intelligente ! En explorant la structure on constate rapidement que nous sommes dans un cimetière. Si seulement nous avions plus de temps pour étudier ces tombeaux… On ramène tout de même de cette expédition une plante étrange.

Nous avons désormais le carburant nécessaire pour atteindre le système le plus proche de notre position, tout en se dirigeant vers notre chère planète bleue. Nous croisons les doigts pour que le saut en hyper espace ne provoque aucun incident. Aucun problème majeur niveau matériel, mais l’équipage est sévèrement mouvementé durant le voyage. Certains membres ressortent avec des contusions, ce qui pourrait devenir mortel si cinq blessures se cumulaient. En observant le scanner du secteur, nous sommes médusés par la découverte à laquelle nous faisons face. Un objet volant non identifié s’approche à grande vitesse vers le Daedalus et ralentit en arrivant à notre hauteur ! Plus de doute possible, nous ne sommes pas seuls dans l’univers ! Le vaisseau spatial qui nous fait face ressemble à un énorme buisson avec des racines de partout. C’est l’archéologue qui est choisi pour établir un premier contact. Chose incroyable, notre ordinateur de communication parvient à traduire le langage de la créature, sous forme de texte. Celle-ci nous accueille chaleureusement et nous indique même l’emplacement d’une station orbitale.

En nous y rendant, on comprend très vite qu’un système économique relient toutes les formes de vies intelligentes. Mieux encore, nous apprenons qu’un réseau de portail permet de parcourir de grandes distances à travers la galaxie. Toutefois cela n’est pas gratuit, il va nous falloir réaliser diverses missions plus ou moins lucratives pour gagner de l’argent. Livreur, taxi, chasseur de prime, notre cher Deadalus-7 devient désormais un outil de travail. C’est à nous de déterminer avec quelles races aliens faire du business, avec le risque de se mettre à dos leurs potentiels ennemis. Cela fait désormais plusieurs mois que nous tentons de retourner sur terre, notre expérience a permis de mettre à jour huit civilisations différentes et même une coalition de machines intelligentes ! De nombreuses avaries ont endommagées notre équipement et nous avons perdu un membre d’équipage dans des conditions effroyables. Il faut bien l’avouer, notre moral est au plus bas. Parfois on se dit que seul le destin nous permettra d’en réchapper vivant…

Notation : Perdu dans l’espace, comme le film…

The Long Journey Home est alléchant sur le papier, mais s’avère rapidement décevant. Le contrôle du vaisseau en vue de haut dans l’espace, fonctionne bien en déplacement courtes distances. On a plaisir à explorer une zone ou engager le combat avec un adversaire. En revanche, l’interface simpliste et les contrôles hasardeux pour naviguer dans un système égratigne l’expérience. Sur une planète, le gameplay qui reprend ce bon vieux Lunar Lander est appréciable, même si certaines conditions pour atterrir peuvent parfois rendre dingue… Graphiquement le jeu donne l’impression de faire un bon de 20 ans en arrière, ce qui n’aide pas vraiment à s’immerger dans ce bel univers. Cependant, la musique est particulièrement réussie et rehausse le sentiment d’immersion. Si les rencontres avec les aliens sont sympa au début, on en fait vite le tour et on tente d’éviter au maximum d’interagir avec eux (la faute à des dialogues écrits pas très passionnants). En résumé, malgré le système procédural, on finit par avoir l’impression de toujours répéter les mêmes actions. En ajoutant les nombreux défauts détaillés ci-dessus, le titre de Daedalic est réservé aux joueurs qui n’ont peur de rien !

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