La Critique : Cities – Skylines

Le genre City Builder se fait rare sur Playstation, à part le récent Aven Colony ou Valhalla Hills. Aussi l’arrivée du jeu de Paradox sera probablement bien accueilli par les amateurs de ce gameplay. En mode 100% bac à sable, le joueur est totalement libre pour bâtir les cités des ses rêves. À la fois poussé et accessible, le titre promet de longues heures de jeux pour tous ceux qui savent se fixer des objectifs. Malheureusement le bilan reste mitigé, fautes à des défauts qui risquent d’en refroidir certains.

Aucune mission ou mode en particulier viendront diversifier l’expérience de jeu. Ici on bâtit, on agrandit, on peaufine jusqu’à ne plus avoir un rond ou en avoir marre. Autant dire que si vous n’avez pas d’affinités avec ce type de gameplay, vous risquez probablement de vite en faire le tour. Sans compter le néophyte qui va avoir besoin de faire pas mal d’erreurs avant de devenir un maire confirmé. En effet, le tutoriel du jeu se résume à des blocs de textes qui tentent de vous apprendre les rudiments du gameplay. Même si la théorie est bien expliquée, la pratique ne sera pas innée et il faut s’attendre à quelques mauvaises surprises. Une canalisation d’eau qui n’alimente pas les résidences ou un pylône électrique mal placé et c’est la grogne des habitants qui vous attend.

En revanche, si les Sim City et autres n’ont pas de secrets pour vous, vous allez vite vous habituer au style du jeu. Cependant, ne vous attendez pas à garder la main sur le type de construction que vous pouvez faire. En effet, les bâtiments d’habitations, commerciaux, industriels et business sont gérés automatiquement. C’est la subtilité du jeu qui le rend vraiment intéressant (et réaliste), vous quadrillez sur un damier le type de zone que vous souhaitez voir se développer et l’algorithme fait le reste. Selon l’offre et la demande, les emplacements sont occupés et les constructions poussent comme des champignons. C’est comme si vous autorisez des permis de construire aux gens qui souhaitent s’implanter dans votre ville. Plus vous améliorez la qualité de vie, plus les buildings prennent en niveau et sont plus esthétiques et performants.

De votre côté vous gérez les infrastructures et les services publics. Énergie, transports, écoles etc. Vous avez de quoi vous occuper, le temps que les chantiers automatiques se terminent. Toutefois, les routes peuvent rapidement devenir un calvaire. Si vous souhaitez créer un style plus européen et sortir de la classique grille américaine, attendez-vous à des sueurs froides. Certaines jonctions ne pourront pas se faire, malgré une logique imparable. Il faudra parfois trouver des solutions biscornus pour accomplir votre tâche. L’avantage du système de zones automatiques, c’est qu’un bâtiment peut-être rasé et reconstruit sans vous soucier de quoi que ce soit (si ce n’est le mécontentement des gens…).

VERDICT : BON

Cities Skylines a de quoi séduire les amateurs du genre, mais risque d’être moins convaincant pour les néophytes. Son tutoriel n’est pas suffisamment explicite et nécessite patience et apprentissage à celui qui découvre ce gameplay. Le côté bac à sable peut lasser le joueur qui a du mal à se fixer ses propres objectifs, mais a de quoi ravir le passionné du développement qui veut faire toujours plus. La fonction de construction automatique par zone apporte une vraie valeur ajoutée au titre de Paradox. Si on met de côté la musique sympa mais répétitive et les quelques défauts techniques (textures un peu crades et baisses de framerate), le titre à toutes les chances de vous plaire (si le bac à sable vous convient).

 

 

Auteur : Nicolas Balaguer

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