TESTING LAB : Samurai Riot (PC)

Le studio indé Wako Factory travaille depuis plus de deux ans sur un beat’em all à l’esprit nostalgique. Directement inspiré des grands noms du rétrogaming (Double Dragon / Street of Rage), ce titre nous plonge dans un univers japonais mélangeant monde médiéval et moderne (façon Naruto). Comme à la grande époque, le gameplay peut-être joué à deux en écran partagé. Comme à la grande époque, la partie recommence au début si vous perdez. Il nous a vraiment été difficile de façonner notre jugement sur ce test, aussi vous constaterez le fragile équilibre qui se ressent entre le bien et le mal (un peu comme l’intrigue du jeu elle-même 😉 ).

Une fois n’est pas coutume, vous avez huit façons différentes de terminer l’histoire proposée. Le jeu commence avec l’une de ces fins, à vous de la rendre plus heureuse ou la reproduire (on peut difficilement faire pire, quoi que…). Pour ce faire il vous faut prendre des décisions, face à des choix cornéliens. Chaque embranchement nécessite une vraie réflexion, tant les conséquences et l’aspect moral ne sont pas à prendre à la légère. Cependant, il ne faut pas s’attendre non plus à de profonds changements dans la progression des parties. Cela se résume à l’accomplissement des niveaux dans un ordre différent et des dialogues qui s’adaptent aux situations. Seul le dénouement sera plus original, avec une petite cinématique qui résume les événements (rien de spectaculaire).

Pour la petite histoire, les deux personnages jouables sont le bras armé d’un seigneur Japonais. Sukane est une ninja au passé mystérieux, tandis que Tsurumaru est un samurai légendaire et loyal. Une révolution sévit dans le royaume et le grand maître envoie ses fidèles guerriers faire le ménage. Bien évidemment l’intrigue est plus complexe qu’il n’y paraît et nous amène à découvrir de nombreux secrets.

Du point de vue du gameplay le système de combat propose divers types d’attaques, qu’il faut utiliser à bon escient sur les ennemis (plus quelques combos). Rien de bien conceptuel, si ce n’est le choix d’une école en début de partie. Ces bonus permettent d’ajouter quelques effets non négligeable aux héros. On peut ainsi augmenter la force et les chances d’empêcher un adversaire de se protéger, ou ajouter du poison à certains coups (et bien d’autres). Les plus intéressants doivent être achetés à chaque début d’une nouvelle partie et coûtent de plus en plus cher à chaque transaction. Autre petite subtilité des combats, la possibilité de se rattraper en vol après un coup dur. Avec le bon réflexe on parvient à maîtriser cette technique facilement, ce qui est très gratifiant et dynamise le rythme de la baston.

Comme mentionné en introduction, le titre surf sur le rétrogaming et reprend les mécaniques 2D du genre beat’em all. Globalement cela fonctionne bien, si ce n’est le style graphique et les animations qui risquent de ne pas plaire à tout le monde. Même si le résultat est chatoyant et coloré, l’aspect parfois simpliste des effets peut refroidir les joueurs les plus exigeants. La musique est des plus réussie et reprend le style de l’anime Samurai Champloo. Malheureusement les morceaux deviennent vite répétitifs et on regrette que la composition n’aille pas un peu plus loin.

VERDICT : MOYEN (en mode 1 joueur et si la nostalgie ne prend pas sur vous)
BON (en mode 2 joueurs et les souvenirs du beat’em all à l’ancienne vous submergent)

Samurai Riot fonctionne bien pour les amoureux du genre, mais risque d’avoir du mal à convaincre les autres. Qui dit jeu à l’ancienne dit difficulté élevée, sans compter le retour à la case départ en cas d’échec. La pilule est difficile à avaler, surtout quand le jeu permet d’être abordé de huit façons différentes. La répétitivité et la lassitude deviennent inévitables quand on veut pousser l’expérience jusqu’au bout. Les huit heures de durée de vie du titre (minimum), nécessitent de distiller les sessions de jeu pour ne pas en avoir marre trop rapidement. Toutefois, le jeu est vraiment plaisant en mode deux joueurs et la coopération fonctionne à merveille. On regrettera juste un manque d’explication sur l’utilisation des pouvoirs et les fonctions de certains items (un peu perdu dans les premières minutes).

 

Auteur : Nicolas Balaguer

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