What’s Next ’18 : Vampyr

What’s Next ’18 : Vampyr

14 février 2018 0 Par John Taskovich

 

PC, PS4 et Xbox One – Éditeur : Focus / Développeur : Dontnod – Genre : Action RPG – Sortie : 05/06/18 – 1 joueur – Prix : 69,99€ – PEGI 18+

Le What’s Next, c’est l’événement de Focus de ce début d’année. L’occasion pour l’éditeur français de nous dévoiler ses cartes pour les années à venir. Si le line up peu s’étendre sur les 3 prochaines années, le jeu phare de l’éditeur pour ces prochains mois, c’est Vampyr. Annoncé pour la première fois il y a 3 ans, le titre se dote enfin d’une date de sortie, le 5 juin 2018.

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Vampyr c’est le nouveau jeu des créateurs français Dontnod. Studio de jeu vidéo talentueux à qui nous devons des titres profonds, comme Remember Me et touchants, comme Life is Strange Saison 1. Si leur premier jeu, édité par Capcom, n’a pas connu le succès escompté et a faillit mettre la clés sous la porte au studio, Life is Strange, édité par Square Enix, avait permis de donner une nouvelle chance au studio parisien. C’est vous dire les charges qui reposent sur les épaules de ce nouveau titre.

Pas encore de prise en mains possible, mais une nouvelle présentation qui nous en montre beaucoup plus sur les mécaniques du jeu. Vampyr est un jeu d’aventure, avec des éléments de RPG (évolution et progression de son personnage), accompagné d’un choix crucial entre infiltration et action. L’élément fort du jeu, le fait d’être un vampire, est nuancé par les difficiles choix à faire. Au début du jeu, nous disposerons d’une liste de cibles. Au fur et à mesure de l’enquête, des choix cornéliens devront être fait, comme tuer ou laisser vivre. Chaque choix aura une incidence sur l’aventure. Par exemple si vous décidez de tuer une cible, vous aurez la vision de ce qu’elle aurait pu apporter comme changement si vous l’aviez laissé en vie.

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Mais ce n’est pas tout, le jeu se déroule juste après la première guerre mondiale. Vous allez incarner un docteur de retour chez lui, après avoir fait ses armes et devant  maintenant affronter l’épidémie de grippe espagnole. Oui, vous êtes docteur et vampire, vous incarnez la vie et la mort, un personnage paradoxal que l’on espère tout aussi travaillé que les mécaniques de jeu. Ce point de grippe espagnole est très important dans la progression du jeu. Car si pour survivre en tant que Vampire, vous avez besoin de vous nourrir de sang, il faudra le choisir de bonne qualité. Attention avant de plonger vos crocs dans la chair des humains, il faudra bien être sur qu’elle soit fraîche. Nombreux seront les humains en parties ou complètement malades. La qualité du sang à une importance primordiale à propos de votre gain d’expérience.

C’est là que le jeu se complexifie et va voir des quêtes supplémentaires se former. Vous aurez le choix entre absorber un sang contaminé par la grippe, mais vous recevrez alors moins de gains d’expérience. Ou alors vous essayez de trouver l’antidote pour soigner vos futurs proies, afin de gagner plus d’expérience. C’est là que tout le paradoxe de votre personnage va se révéler, soigner pour mieux tuer.

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Sur le papier, puis en présentation, ces mécaniques sont vendeuses des multiples possibilités qu’elles peuvent révéler tout au long du jeu. Des choix à faire, des enquêtes à mener, et voir comment votre jeu pourra évoluer au fil de l’aventure. Lors de cette présentation, une mission nous a prouvé à quel point il sera compliqué d’être un docteur et un vampire à la fois. La vue du sang réveillera vos pulsions nutritives. Une des proies sur votre chemin, est une infirmière qui gère un dispensaire clandestin. Au cours d’une mission, elle fera appels à vos talents de docteur, en ignorant qui vous êtes réellement. Lors de l’opération pour sauver un patient atteint de la grippe, la concentration de votre personnage sera perturbée par la vue du sang. Ainsi ses instincts tenterons de reprendre le dessus. Un très bel exemple de la dualité que le personnage principal pourra rencontrer dans le jeu.

Si le titre de Dontnod nous impressionne par ses bonnes idées de mécaniques de jeu, certains défauts vont glacer notre sang. L’interface tout d’abord, des grosses jauges de vie, d’action et d’expérience qui jurent avec l’ambiance et l’époque révolution industriel dans lequel le jeu prend forme. On se croirait de retour sur les premiers jeux du genre sur PlayStation et Nintendo 64 d’il y a maintenant 20 ans. Ceci peut être changé, bien sûr, d’ici la sortie du titre. Mais c’est étonnant qu’à moins de six mois une telle interface soit encore visible. Ce n’est pas tout, les rues sont assez désertes et manquent cruellement de vie. Certes les gens restent chez eux, mais l’ambiance manque de profondeur. Le moteur graphique du jeu, nous fait indéniablement penser à celui utilisé pour Life is Strange. Cela donne un aspect peint, dessiné, colorié des textures. Techniquement en retrait des productions actuelles, voire même des autres productions de l’éditeur présenté à l’occasion de l’événement parisien. Vampyr nous est vendu depuis des années au travers de sublime vidéos et artworks, où finalement le rendu ne fait pas hommage à tout ce teasing.

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C’est un choix artistique, mais qui manque d’être pleinement assumé et jure avec l’ambiance sale, inquiétante et malade des rues que l’on arpente.

CONCLUSION : PROMETTEUR

Il reste quelques mois à Dontnod pour travailler sur l’aspect visuel, ou peut être même penser d’un possible retard pour peaufiner tout ceci, car on a envie de croire en ce titre, mais on a aussi peur d’être déçu.