What’s Next ’18 : Werewolf The Apocalypse

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Comme chaque année depuis maintenant 4 ans, l’événement What’s Next de Focus nous fait découvrir les futures pépites de l’éditeur français. Nous avons dû affronter de terribles dangers pour nous rendre sur place (la neige et surtout les trains), au coeur de Paris. Cela en valait la peine, notamment pour discuter du jeu Werewolf the Apocalypse, en compagnie de son lead storyteller, Martin Ericsson. Le studio Cyanide se lance ici dans un bien beau projet, inspiré du jeu de plateau du même nom. Tout est encore à l’état de concept, mais voici à quoi ressemblera le jeu.

Si vous êtes familier de ce jeu de société, vous trouverez très vite vos repères. Tout y est scrupuleusement respecté, ou presque. Du point de vue de l’histoire, les loups-garous vivent secrètement dans notre monde depuis la nuit des temps. Jusqu’au jour où les êtres humains saccagent notre belle planète bleue et mettent en colère l’esprit de Gaïa, appelé sobrement le Vers. Dès lors, les catastrophes naturelles s’enchaînent et les Werewolfs décident d’entrer en guerre contre l’humanité, afin de stopper ce carnage. Le tout se déroule donc dans un monde aux portes de l’apocalypse, ou le réel et le surnaturel s’entremêlent. Une ambiance qui se veut contemporaine, avec une forte connotation écologique, bienvenue par les temps qui courent…

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Visuel non officiel

Le gameplay s’oriente naturellement vers du RPG, avec une bonne dose d’action. Le personnage principal (nommé Cahal), a la capacité de se transformer en loup (ou Lupus pour les intimes), en humain et surtout en Loup-garou (appelé aussi Crinos). Le joueur peut se transformer librement en humain et en loup, chaque forme ayant ses capacités. L’homme peut interagir avec les objets de notre monde (portes, interrupteurs, ordinateurs etc.), tandis que l’animal peut lui attaquer furtivement et se déplacer rapidement. Le werewolf fonctionne différemment et s’active en cas de conflit, afin de gérer les combats plus violents. Cependant, le joueur ne peut pas se métamorphoser comme il veut, une jauge de rage déclenche la transformation s’il ne peut plus contenir sa colère (quand la coupe est pleine :p). Une mécanique très intéressante, mais qui pousse le joueur vers un style furtif. De plus, ce n’est pas une barre de vie qui se vide et déclenche le Game Over, mais une dose de frénésie qui augmente. Le monstre est quasiment invulnérable, mais si sa fureur continue de grimper il perd toute son humanité et la partie est terminée…

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Visuel non officiel

Tout cela est plutôt prometteur, d’autant que le terrain de jeu s’annonce également passionnant. Comme stipulé en début d’article, le réel et le surnaturel fusionne pour créer un monde à part. Cela se traduit par une dimension dans laquelle le joueur pourra changer d’environnement. Nous pourrions comparer cela à Soul Reaver, ou le monde des ténèbres de The Legend of Zelda : A Link to the Past. Un changement de décor tout en restant au même endroit, qui permettra de débloquer des situations pour progresser. Les niveaux seront explorables à volonté, des zones ouvertes où l’on pourra se perdre par mégarde. Comme toujours dans ce type de jeu, on pourra se reposer et faire le plein de potion dans 3 hubs différents, mais on ne sait pas encore précisément ce qu’on pourra y faire. Du point de vue des ennemis, il faut s’attendre à des soldats humains armés jusqu’aux dents, mais aussi tout un lot de créatures liées à l’esprit du Vers. Une particularité cependant, les êtres humains défunts pourront se transformer en monstres possédés, à la manière des floods dans Halo.

CONCLUSION : PROMETTEUR

Le studio Cyanide étant devenu une référence dans les jeux d’infiltration (Styx shards of Darkness), on peut leur faire confiance pour développer un titre qui s’oriente vers ce style. Une crainte cependant se pose, pour les amateurs de bourrinage décérébré. Vous pourrez tout à fait vous déchaîner avec rage contre les adversaires, mais pas totalement librement. Toujours est-il que Werewolf The Apocalypse propose un concept particulièrement intéressant, surfant sur l’écologie et la façon dont nous maltraitons notre planète. Une guerre contre la pollution avec des créatures surnaturelles et surpuissantes, ça donne envie. On peut s’attendre à 3 arbres de compétences (un pour chaque transformation) pour définir l’aspect RPG du jeu. Pour le moment il faut encore attendre une bonne année avant de voir à quoi cela ressemblera. On a hâte d’être au Whats Next ’19 pour constater le résultat.

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