Testing Lab – Gravel

Testing Lab – Gravel

9 mars 2018 0 Par Nicolas Balaguer

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Support : PC / PS4 / Xbox One (testé sur PS4) – Éditeur / Développeur : Milestone – Genre : Course Arcade – Sortie : 27/02/18 – PEGI +3

Milestone continu son expertise autour des jeux de conduites en tout genre. Après les Moto GP, WRC ou MXGP, le studio italien s’attaque au Offroad. Cette fois-ci pas de licence officielle, on part dans une compétition fictive diffusée dans le monde entier. Au programme, des bolides rugissants, des paysages magnifiques, des pilotes testostéronés, bref bienvenue sur Gravel Channel !

Les cinématiques en live action donnent tout de suite le ton, nous allons devoir rabaisser le caquet à ceux qui roulent des mécaniques. Cinq cadors à détrôner, en brillant dans la vingtaine de compétitions de la saison. Rien de bien nouveau, les épreuves s’enchaînent les unes derrières les autres en suivant le menu défiler de gauche à droite. Chaque course propose trois objectifs, débloquant une étoile par réussite. Plus vous en gagnez, plus vous vous rapprocher du champion. L’expérience accumulée est matérialisée sous forme de Show Points. Dérapez, sautez ou foncez pour faire grimper le compteur. Vos prouesses débloquent des niveaux d’XP, de nouveaux véhicules et des livrées. Voilà pour le mode principal du jeu, les quatre autres se limitant à un contre-la-montre, course libre, défi hebdomadaire et multijoueur (tout ce qu’il y a de plus classique).

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Pousse-toi je passe !

Le gameplay aussi ne réinvente pas la roue, une conduite arcade qui fonctionne, mais sans réel fun à la clé. Les véhicules donnent parfois l’impression de flotter au-dessus du sol (l’effet est plus fort encore en regardant un replay). En cumulant les problèmes d’IA et le manque de visibilité de certains tracés, on est bien content de trouver une fonction rewind. Il arrive régulièrement qu’un adversaire vous rentre dedans parce qu’il a décidé d’aller dans un sens, que vous soyez là ou non… ce qui finit généralement dans le mur (surtout s’il vous éperonne le pare-choc arrière), où il ne reste plus qu’à revenir en arrière pour éviter le clash. Certains circuits sont tellement chaotiques, qu’on se plante assez souvent à cause d’un détail. Là encore, le rewind est bienvenu pour mieux appréhender la situation. Même si vous pouvez l’utiliser autant de fois que vous le souhaitez, sachez que vous perdez vos précieux Show points du moment.

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Destrucion Derby de retour

Histoire de varier au maximum les plaisirs, les épreuves tentent de se renouveler le plus possible. Huit classes différentes proposent des courses plus ou moins originales. On trouve dans le tas, Wild Rush pour faire plusieurs tours sur un tracé naturel, Stadium circuit pour jouer à Destrucion Derby dans la gadoue, ou encore Cross Country pour aller d’un point A à Z à travers des checkpoints. La seule innovation est malheureusement ratée, avec le Smash-Up. Le concept, des panneaux lumineux au beau milieu de la route vous indiquent la direction à prendre (en s’allumant tardivement, sinon ce serait pas drôle…). Vous devez défoncer ceux brillant d’une flèche verte, sous peine d’être ralenti si vous détruisez une croix rouge. Si on peut saluer l’idée, dans la pratique c’est un vrai calvaire… Les trajectoires sont parfois farfelues, les échecs nombreux et cerise sur le gâteau, on ne peut pas utiliser le rewind (frustrations garanties !).

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Âmes sensibles du stick s’abstenir

Cumulé à ces huit classes, on trouve une dizaine de catégorie de véhicule. En mélangeant les deux on obtient un florilège d’épreuves qui tentent de ne jamais reproduire des courses similaires (mais qui n’y parvient pas toujours). C extreme racing, B extreme racing, Speed cross et surtout Trophy truck. Cette dernière nous met au volant des plus robustes SUV, mais au prix d’une maniabilité hyper sensible. Une prise en main toute particulière est nécessaire pour ne pas finir en tête à queue. En effet, à peine frôlez vous le stick, que l’engin glisse comme une savonnette (contrairement aux autres voitures)… Toutefois, avec un peu d’entraînement on parvient à maîtriser la bête, mais c’est l’appréhension à chaque lancement de ce type de course.

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Note : 6/10 PEUT MIEUX FAIRE

On peut saluer la prise de risque de Milestone, avec cette licence qui sort des sentiers battus (du moins en comparant leur catalogue). Malheureusement il manque toujours la petite étincelle qui pourrait le faire sortir du lot. On s’amuse, mais les défauts viennent constamment altérer l’expérience. Les sensations de conduites sont là, mais n’accrochent pas suffisamment pour donner envie d’y revenir. Graphiquement certains effets sont réussis, tels que les éclairages de nuit et les reflets dans l’eau. Cependant là encore, on redescend d’un niveau avec des textures qui ne se décompressent pas au bon moment ou du cleaping des décors quand est à grande vitesse. À l’arrivée, le titre est conseillé pour les mordus de bagnoles qui n’ont rien d’autres à piloter pour le moment.

Points positifs :
– Un mode principal riche en contenu
– Un paquet de véhicules réels
– Conduite accessible (à part en Trophy truck)

Points négatifs :
– Les épreuves Smash-up
– La catégorie Trophy Truck
– La durée de vie du mode principal (environ 10h)

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