En ce mois béni de juin 2018, la longue et agonisante léthargie des enfants de Sparda prit fin. Devil May Cry 5 fut enfin annoncé officiellement et les trailers firent l’unanimité. Cependant, même si de nombreuses animations restent familières, le mystère qui plane autour du gameplay du jeu reste entier. Ce cinquième épisode respectera t-il la mémoire de Sparda ? Ou n’est il qu’un affront de Mundus aux joueurs de la série ?

Renegades a donc envoyé son duo fantastique, en les personnes d’Erwin et Jo, pour enquêter.


Foolishness, Erwin, Foolishness …

Suite direct de Devil May Cry 4, le protagoniste principal restera Nero et ce dernier est donc le premier arrivé à la fête. Seul personnage jouable de cette démo, avec très peu de coups débloqués, Nero fera sentir les joueurs de Devil May Cry 4 à la maison très rapidement. Et effectivement, sa liste de coups n’a pas changé et certains timing restent les mêmes. Notre  » Devil Hunter  » est, malgré tout, très différent de son ancienne version, pour des raisons que nous aborderons plus loin.

 

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À l’exact opposé de Dante et son admiration pour MegaMan, Nero ne se procure pas les armes des boss qu’il a vaincu. Fidèle à son arsenal, il n’utilise qu’une épée « Red Queen », un flingue d’un calibre bien plus élevé que ceux de Dante « Blue Rose » et son bras droit démoniaque le bien nommé « Devil Bringer ». De ce fait, il sera plus simple à apprendre que Dante, mais notre héros reste tout de même un personnage intéressant, ainsi que très fun à jouer et mérite totalement sa place dans la série Devil May Cry. Il faut avouer que face à Dante, AUCUN personnage ne tient la comparaison. Le fils de Sparda reste, encore à ce jour, le personnage de jeu vidéo au gameplay le plus ambitieux et profond jamais fait.

Comme dit plus haut, Nero est très différent de sa dernière version. Il garde ses fondamentaux tout en réinventant sa formule. Tout ce qu’on aime chez le personnage est de retour, avec pas mal de nouveautés qui feront réellement plaisir aux joueurs en quête de nouvelles démonstrations de style.

En effet, sur le chemin vers ce cinquième épisode, Nero se fait arracher le bras ! Pas de Devil Bringer pas de chocolat, mais n’ayez crainte car Nico est dans le coup ! Cette dernière ne débarque pas de nul part car c’est sa grand-mère qui a créé Ebony & Ivory pour « Tony Redgrave » alias Dante pour les intimes.

 

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Elle va, entre autre, lui créer ses « Devil Breakers », remplacement certes fragile mais incroyablement puissant et polyvalent de son ancien bras démoniaque.

Cette nouveauté va véritablement étoffer le gameplay de Nero. Car elle va non seulement lui offrir beaucoup de variété mais également la possibilité de s’adapter aux ennemis ainsi qu’à l’environnement. Au nombre de huit, les Devil Breakers couvrent tous les besoins que peuvent avoir les passionnés de la bagarre.

Uniquement deux d’entre eux furent disponible dans cette démo, mais les possibilités semblaient déjà infinies !

Devil May Cry 5 est annoncé par ses développeurs comme le plus grand jeu d’action de tout les temps. Ambitieux, voir vantard pour certains, mais malgré le peu d’informations disponible, le jeu promet déjà des milliers d’heures de plaisir. La flamme de la BAGARRE brûlera jusqu’aux cieux, comme jamais auparavant.

 

It’s only the rain Jo …

 

Pour asseoir son statut de série importante du jeu vidéo, il est de bon ton depuis une bonne décennie maintenant de plaire à tous les publics sous peine de se retrouver sous l’étiquette « jeu de niche ». Chose sans doute improbable pour Capcom qui compte bien moderniser son jeu et le mettre au même niveau que les gros standards actuels. Il est intéressant de constater que, malgré cette contrainte, les développeurs n’ont pas cédé au règne du Beat em all narratif à l’instar du dernier God of war.

La modernisation de ce Devil May Cry passe essentiellement par ses atours. Que ce soit les animations qui se lient beaucoup mieux entres elles et s’adaptent en fonction de nos actions comme lors d’un saut qui change selon la direction donnée par exemple, mais également les graphismes.

 

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Affichant une image en 4K/60 fps sur XBOX ONE (nous n’avons pas encore pu tester les autres versions), le moteur RE Engine -déjà utilisé pour Resident Evil 7- montre ici toute sa polyvalence. La modélisation des personnages et les effets en tout genre (pluie, lumières, flammes ou même gerbes de sang) sont particulièrement soignées.

Mais là ou il tire réellement son épingle du jeu est dans la destructions des décors nous offrant une ville vivante, organique et un combat de boss sur plusieurs niveaux dans un château qui finira en ruine, clôturant de manière spectaculaire cette démo.

Modernisation donc oui, mais sans trahir ses prédécesseurs. Devil May Cry reste un jeu basé avant tout sur le style et la performance du joueur. Tout le plaisir réside dans la manière dont nous mettons en scène les combats à travers la variation des coups, les launchers ou encore les combos. Pour les habitués rassurez vous. Les timings d’Exceed (l’action de charger son épée) restent sensiblement les mêmes, les launchers sont toujours à la base du jeu et les Jump Cancel pour les plus connaisseurs d’entre-vous sont toujours de la partie avec un timing légèrement simplifié à la manière du reboot de 2013 -du moins face aux trois types d’ennemis rencontrés dans la démo- . L’assemblage de toutes ses possibilités donne aux combats de DMC V, un aspect artistique fort où toutes les folies sont possible avec pour seule limite, l’imagination du joueur. La recherche du Graal restant toujours la satisfaction d’un beau combat et d’une très bonne note en fin de mission.

 

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Et dire qu’il s’agit seulement d’un des trois personnages qui sera disponible dans le jeu. Au vu du personnage de Nero, ce DMC V risque d’être d’une richesse rare et les fans de bagarre risque d’avoir sacrément de quoi faire pour retourner le jeu dans tous les sens dans sa version finale.

 

 

Un Devil May Cry qui se modernise sans trahir ses acquis. C’est la conclusion que l’on peut tirer de cette mission raccourcie pour les besoins de la démo. Un jeu spectaculaire dans sa forme et toujours aussi riche, technique dans le fond mais peut-être pas aussi accessible que le voudrait le grand public actuel. C’est un pari risqué qui va sans doute faire parler le 8 mars 2019 quand nous pourrions enfin faire pleurer librement les démons.

DEVIL MAY CRY IS BACK BABY !!!

                                                                                                                                                Jo &Erwin

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