Chaque grande aventure à son début et sa fin. Pour nous celle de Dragon Quest XI touche à sa fin. L’épopée de notre groupe nous aura conduit au fin fond d’un monde rempli de mystère, de magie et surtout de féerie.


Support : PC / PS4 / Switch / Xbox One (testé sur PS4) – Développeur / Éditeur : Square Enix – Genre : JRPG – Sortie : 04/09/18 – PEGI 12+


La Critique c’est quoi ? C’est la dernière et ultime étape de notre Review Lab. La conclusion de notre expérience vidéo ludique. Ce format regroupe l’ensemble des Carnets de Bord, ainsi que la conclusion et la note que nous attribuons à cette analyse.

 

Carnet de Bord #1 : Le nouveau monde

 

 

Découverte des mécaniques du jeu et des toutes premières heures où le scénario se pose. Un JRPG ça prend du temps pour poser son univers. Dans Dragon Quest XI il faudra bien passer le cap des 20 heures de jeu, pour sortir de cette sensation d’introduction. Le début nous permet de voir les combats et les personnages.

 

Même si le changement est visible dans l’environnement et la technique du moteur graphique, les codes d’un Dragon Quest sont forts et le changement par rapport aux précédents épisodes de la saga ne sont pas énormes. Cependant, le jeu offre plus de souplesse, de diversité et offre une aura de liberté, qui nous pousse à continuer et en savoir plus…


 

Carnet de Bord #2 : Les combats forment la jeunesse

 

Ils disaient vrais, les légendes racontaient que le jeu commençait à se développer passer les vingt premières heures. C’est maintenant chose faite et il était temps. Bien que le voyage semblait certes plaisant, il était nécessaire que l’action démarre et nous réveil d’un train train qui aurait pu nous faire décrocher, s’il avait continué quelques heures de trop.

 

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La quête du rameau irisé se poursuit et nous rencontrons nouveaux mondes et nouvelles têtes, pour nous aider à rejoindre Yggdrasil. L’action autour du héros prend forme, les mécaniques semblent se diversifier à l’intérieur des combats. Bien qu’ils manquent encore de challenge, ils se révèlent néanmoins plus stratégiques. Nous avons peut-être un peu trop forcé sur ces derniers dans la toute première partie du jeu, ou alors le titre est trop facile, car chaque monstre rencontré, est aussi simple à battre qu’un chamallow. Le bestiaire quant à lui, ne manque pas de se renouveler, nouveaux monstres, mais même difficulté, sauf pour les Slime (Gluant) de métal. S’ils sont beaucoup plus résistants et difficiles à percer, ils prennent bien souvent la fuite. De ce fait les combats restent trop facile et nous avons parfois envie de les éviter tout simplement, pour aller à l’essentiel et gagner quelques heures de jeu.

 

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Nous nous laissons porter par l’histoire, il y a peut-être quelques longueurs et nous comprenons rapidement la mécanique de cette dernière « Lieux, Intrigue, Recherche, Combats, Boss et on recommence ». Les continents se suivent et les villes s’enchaînent, mais rien ne se ressemble, c’est un bon point. Cela montre, la diversité de l’environnement. L’aspect visuel est toujours aussi mignon et cela nous émerveille à chaque nouveau lieu découvert.

 

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Le titre a des faiblesses majeures, voulu par les codes de la saga Dragon Quest. Des codes qui marchaient il y a 20 ans, mais qui commence à devenir difficile de comprendre en 2018. Notre envie de retour aux sources des JRPG « old school » est comblé par des combats au tour par tour, même si le challenge n’est, pour l’instant, pas au rendez-vous. Même si le jeu est plaisant, il y a des longueurs qui font partie de son héritage. Nous prenons plaisir à avancer, mais le spectre de la lassitude n’est jamais bien loin.


 

Carnet de Bord #3 : Comme un air de déjà vu

 

 

L’aventure s’est accélérée, les bases que le jeu nous proposait depuis le début ont été chamboulées. L’histoire s’écrit, mais parfois elle effectue des allées et retours inutiles, dont nous nous seront bien passé, pour s’éviter une bonne migraine.

 

Dans l’ensemble le titre continue de nous prendre par la main, même si le jeu semble vouloir nous lâcher dans le vaste monde Elréa, ce n’est qu’une illusion. Dragon Quest XI se révèle être un jeu riche, mais avec des mécaniques pour enfant, le rendant un peu rigide par moment.


 

Carnet de Bord #4 : Quand tout s’accélère

 

Les heures défilent et les combats s’enchaînent. Bien qu’ils restent amusant, tout cela commence à se ressembler. Si au début de l’aventure nous avons passé beaucoup de temps à essayer de farmer et de leveler nos héros pour qu’il soient fort et robuste, maintenant nous voulons plus qu’une chose, avancer et en finir.

 

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Comme chaque JRPG, la durée de vie est grande, compter près d’une cinquantaine d’heures de jeu pour terminer l’aventure principale. Si vous êtes téméraire et que l’ennuie ne vous fait pas peur, vous pourriez prolonger d’une vingtaine d’heure le compteur. Pas pour les quêtes annexes, qui sont au finale assez rares et peu intéressantes, mais pour amener votre groupe au sphère de l’élite en matière de levelling.

 

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Le jeu est bon, mais reste un Dragon Quest avec ses codes institutionnels, gravés dans plus de trois décennie vidéo ludique. Un titre à conseiller avant tout, au fan de la série bien sûr, ou aux nostalgiques des anciens RPG 8 ou 16 bits. Une interface très simpliste, un manque d’option d’ergonomie et une routine très classique. Il est bien de ne pas tout chambouler dans une série, mais quelques évolutions ne seraient pas de refus. Ce qui permettrait à la série, tout aussi mignonne et intéressante qu’elle soit, de s’ouvrir à un plus large public. Et quand nous disons cela, ce n’est pas forcément rendre le jeu plus simple, mais le rendre plus abordable.


 

La Conclusion : Un Classique de l’Aventure

 

Le JRPG de Square Enix aura su se faire attendre en Europe. Les amateurs de la saga Dragon Quest savaient à quoi s’attendre. Car depuis plus de trente ans, la série n’a que très peu changée. Elle propose, à l’instar d’un Final Fantasy ou d’un Tales of, une nouvelle aventure et un nouveau monde à chaque épisode, tout en restant très fidèle à tout le reste. Trop fidèle même, car rien n’a vraiment évolué et si la fibre nostalgique excusera ses choix au jeu, l’année 2018 nous rappelle que tout cela a vieillit.

 

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Mais au delà de cette rigidité dans l’interface, les menus et les options, Dragon Quest XI est un grand classique du jeu de rôle japonais. Il offre une aventure épique, un monde vaste et coloré. C’est un plaisir de dévaler les chemins escarpés ou les grandes plaines du monde d’Elréa. Chaque nouvelle zone de jeu est un plaisir pour nos yeux et notre esprit.

 

Bien que la carte peut, à prime abord, dévoiler un ensemble de petits continents, finalement le jeu est vaste et chaque recoins de cette map monde est parfaitement bien exploité. Cependant on regrette une inégalité dans le déroulement de l’aventure. Le début prend son temps à démarrer. La narration devient parfois rébarbative et nous attendons le grand moment, là où tout va se lancer, où l’aventure va enfin décoller. Puis une fois ce moment venu, tout s’accélère beaucoup trop vite. Les codes de progression dont le jeu nous avait habitué dans ses premières heures, sont chamboulés. Les bases sont perdues et le joueur avec. Le rythme part un peu dans tout les sens et bouscule le joueur. Le malmenant jusqu’à parfois ne plus rien y comprendre.


CONCLUSION : 7/10 BON

Dragon Quest XI est un très bon JRPG, qui marque le retour de cette touche japonaise dans le jeu de rôle, et ce avec brio. Il n’est cependant pas exempt de défauts. Mais l’univers est suffisamment attrayant pour nous accompagner jusqu’à la fin de l’aventure et nous compter une très belle histoire.

 


 

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