La Critique : Super Smash Bros. Ultimate

Le grand rassemblement de Nintendo a eu lieu au mois de décembre, avec la sortie du très attendu Super Smash Bros. Ultimate. Comme son nom l’indique, il s’agit ici de l’épisode ultime de la saga. Certains le voyait comme une forme de compilation, intégrant tout ce qui a fait la renommée du jeu depuis maintenant 20 ans. Après un bon mois sur le titre, il est bien plus que ça. Nintendo a posé les bases d’une nouvelle génération, qui va s’étendre sur des années, prenant son départ avec ce jeu.

 


Support : Switch – Éditeur : Nintendo – Développeur : Nintendo / Bandai Namco – Genre : Brawler / Combat – Sortie : 07/12/18 – PEGI 12+


 

C’est un contenu gargantuesque que propose Super Smash Bros. Ultimate. Plus de 100 stages, 72 combattants et surtout 800 musiques issues des plus grandes séries du jeu vidéo. Sans compter les nombreux modes de jeux, dont le retour du mode aventure qui prend une nouvelle forme. Puis il y aura la suite, avec des contenus supplémentaires en téléchargement, dont certains déjà annoncés. Un titre complet et riche d’options, qui nous aura pris un bon mois pour s’y essayer dans les meilleurs conditions. Tranquillement, en solo ou entre amis, sur chaque zone, avec chaque personnage, pour ainsi trouver les bonnes techniques et établir les meilleures stratégies.

 

 

Me concernant je n’ai jamais été trop fan des précédents Super Smash Bros. Je n’attendais pas énormément cette nouvelle monture. Ce que je reprochais à la série, c’était le côté trop brouillon du jeu. Des combats à n’en rien comprendre, où pour survivre tout se résumait à un seul perso, Kirby. Certes c’est amusant entre amis, mais c’était un joyeux bordel à l’écran. Le solo pouvait m’accrocher quelques heures, juste le temps de le terminer. Un mode qui manquait cruellement à l’épisode sur WiiU, simplement orienté vers le multi. C’est pour cela que je n’y ai joué qu’une seule soirée, alors que j’avais acheté le titre.

 

Ce qui faisait défaut sur les précédents titres, n’est plus présent dans celui là. Alors oui, les combats de 4 à 8 joueurs, restent bordéliques. Cependant, dans les modes de jeu de 2 ou à 3 joueurs, histoire ou parties simples, le jeu nous laisse le temps de mieux comprendre chaque personnage. Il y a plus de clarté dans l’apprentissage des techniques, ce qui nous a permis d’apprendre comment se spécialiser sur plusieurs personnages. Les principaux sont, Link Adulte, Ganondorf, Ritcher, Bayonetta et Cloud. Bien que les autres personnages gagnent aussi en accessibilité, ce sont ceux avec qui j’ai une affinité. Alors attention, le jeu n’est pas plus simple, il ne se casualise pas, mais se laisse mieux apprivoiser, pour être mieux maîtrisé. C’est un peu comme si tout le monde repartait de zéro, mais avec un jeu plus juste, équilibré, pour devenir ensuite technique si on le souhaite. La part au bourrinage tout azimut disparaît pour proposer un jeu bien plus équilibré.

 

 

Cette fois le titre dispose de quoi faire en solo, avec le fait de commencer avec les huit personnages de base de la première édition du jeu sur Nintendo 64. Les nouveaux adversaires viendront vous défier au fil de vos combats contre l’ordi ou entre ami(e)s. Soyez prudent, car c’est au vainqueur du match d’affronter le nouveau challenger et ce sans pouvoir changer de personnage. Toutefois si vous échouez, vous pourrez le retrouver quelques combats plus tard dans la zone des prétendants, ce qui vous donnera le choix du personnage avec lequel participer.

 

Cependant cette composante est complètement effacée dans le mode aventure du jeu, qui propose des mécaniques qui lui sont propre. Ce mode se compose d’un scénario s’inspirant du dernier Avenger. Tous les combattants vont être pétrifié pour servir les sombres desseins d’un mystérieux ennemi. Sur un plateau, façon jeu de l’oie, vous allez devoir enchaîner les combats et résoudre quelques énigmes pour délivrer vos alliés. Ce mode est riche de contenu, mais répétitif dans sa progression. Vous pouvez y acquérir des personnages de soutiens qui vous modifieront vos caractéristiques. Puis d’autres personnages de soutien, qui sont évolutifs du niveau 1 à 99. Une fois atteint le maximum, certains peuvent se transformer. En plus de cela, vous pouvez attribuer à votre personnage des compétences particulières. Ce qui rend le héros choisi très personnalisable et tout ceci peut être modifié à tout moment, entre deux combats. Le système est très complet, mais nous ne le trouvons que lors de l’aventure et n’est pas disponible dans aucun des autres modes du jeu. L’aspect négatif, est la longueur de l’aventure. Compter plusieurs longues heures pour en venir à bout. C’est bien, mais il s’agit souvent de combat contre des clones, cela devient vite répétitif et fatiguant. Quelques intrigues sont présentes, comme qui ne se font qu’avec le soutien correspondant aux pouvoirs pour résoudre l’énigme. Le mode reste plaisant à faire, mais entre-coupé de pause ou de retour sur le jeu traditionnel. D’une traite, il mène à l’overdose assurée.

 

 

Il existe un autre mode solo en progression linéaire, le mode histoire pour chaque personnage. Celui là est beaucoup plus court et propose à la fin, une session shoot’em up, comme ce fut le cas Super Smash Bros. Mêlée sur GameCube. De quoi, même après avoir battu le boss, gonfler son score et débloquer de nombreux bonus. Ces derniers sont présents en masse, il y a de quoi faire pour personnaliser le jeu, ainsi que les combattants conçus avec les Mii. Cette personnalisation des Mii est très bien pensée, elle propose le choix de la classe du combattant, s’il est avec une épée, à distance ou aux poings. Par ailleurs l’éditeur de niveau n’est pas revenu dans le casting des nombreux modes proposés par le jeu.

 

Visuellement il est magnifique, l’ensemble des arènes de combats ont été refaites, même si les toutes premières de la Nintendo 64 restent avec modélisation d’époque. Les textures sont dépoussiérées et chaque combattant ne manque pas de détails. Sur ce plan, bien que sur Switch, le jeu n’a rien à envier aux jeux du même genre des autres consoles, dopées aux haute résolutions.

 

 

Vous l’aurez compris c’est un jeu extrêmement riche en contenu, où vraiment tout ce qui a fait le succès des précédents épisodes a été repris. Le titre de Nintendo devient ainsi la référence ultime des jeux multijoueurs sur la Switch bien entendu, mais aussi sur les consoles tout constructeur confondu. Le fun, le mot qui définie au mieux la firme de Kyoto, est omniprésent dans Super Smash Bros. Ultimate. Que ce soit dans une expérience en solitaire, comme à plusieurs. L’interface devient aussi plus propre et moins fouillis, malgré le nombre de menus et sous-menus disponibles. Il est plus simple de s’y balader et de trouver toutes les options afin de personnaliser sur mesure les parties qui enjailleront vos après midi ou soirées vidéo ludique.

 


CONCLUSION : 9/10 EXCELLENT

Super Smash Bros. Ultimate porte bien son nom. Il se pose ainsi comme le tout nouveau départ, qui va durer plusieurs années et ainsi accompagner la Switch sur l’ensemble de sa vie. Proposant déjà une forte base, qui sera agrémentée aux fils des mois d’un suivi de nouveau contenu téléchargeable. Amusant, complet, accessible tout en étant équilibré, Nintendo propose encore une fois une leçon de conception, comment avoir un jeu fun que l’on soit seul ou à plusieurs. Un titre qui nous a tenu scotché pendant de nombreuses semaines et dont pense déjà aux prochaines sessions de jeu. Qu’une hâte, c’est d’y retourner !


Les points positifs :
– Le contenu
– La compréhension des mécaniques de chaque combattant
– La clarté dans les menus
– La bande originale et ses 800 musiques
– Le fun immédiat
– Les modes solo
– L’aspect visuel
– La durée de vie conséquente
– Devoir débloquer des personnages en jouant

Les points négatifs :
– Le mode aventure répétitif


 


 

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