Team Sonic Racing : plus on est de fou, moins on y voit

Ils sont nombreux depuis tout ce temps à vouloir être un Mario Kart-like à la hauteur de l’original. Depuis la Super Nintendo, nous en avons vu des essais et souvent ce n’était pas la franche réussite. Même si quelques uns ont su tirer leur épingle du jeu, comme le célèbre Street Racing sur Super Nintendo, le très bon Diddy Kong Racing sur Nintendo 64 ou le fameux Crash Team Racing sur la première PlayStation (qui aura bientôt le droit à un remake). Du côté du rival de Mario, le hérisson bleu Sonic, nombreux ont été les essais, tout aussi infructueux les uns que les autres. Sonic Team Racing, saura-t-il enfin donner sa chance à Sega ? Nous en sommes à notre deuxième essai et après la Gamescom, nous étions au #KDAY de Koch Media. Pour le moment rien n’est rassurant, alors que la ligne de départ se profile pour le mois de mai prochain.

 


Support : PC, PlayStation 4, Xbox One et Switch – Éditeur : Sega – Développeur : Sumo Digital – Genre : Course Multijoueur – Sortie : 21/05/19

 


Le concept même du jeu de course avec Sonic a de quoi surprendre. N’est-il pas le hérisson bleu le plus rapide du monde ? Alors pourquoi aurait il besoin d’une voiture, aussi puissante soit elle pour participer à une course ? Il irait beaucoup plus rapidement à pattes. Nous nous la posons, mais c’est une question que la Sonic Team s’est déjà posé plus d’une fois. Avant de définir des règles de courses en petit bolide, Sega s’est aventuré dans la course multijoueur avec Sonic R. C’était le tout premier jeu ayant pour objectif de rivaliser avec la licence de Nintendo. Historiquement, c’était aussi le tout premier jeu Sonic entièrement en 3D Temps Réel. Nous étions en 1997 et le jeu fût commercialisé sur Saturn. Déjà à ce moment il y avait des incohérences. Si Sonic est le plus rapide de tous, à quoi ça sert donc de participer ? Évidemment, vous l’aurez compris, faire un jeu de course mettant Sonic en scène, c’est un concept pas simple.

 

 

Mais alors pourquoi le compliquer d’avantage ? Sonic a connu de nombreuses déclinaisons de jeux de courses ou de jeux incluant un concept de course. Finalement Sonic est à lui tout seul un jeu de course sur plateforme. Mais parmi ceux qui nous intéressent, c’est la trilogie développée par Sumo Digital, en charge du projet depuis la fin des années 2000. Il y aura eu Sonic & Sega All Stars Racing, puis changement de nom avec Sonic & All Stars Racing Transformed, puis maintenant Sonic Team Racing. Tout d’abord il serait bon de se mettre enfin d’accord sur le nom de la licence. Si le premier était un Mario Kart-like, développé comme une copie conforme, mais dans l’univers de Sonic, il n’a pas rencontré le succès escompté. Alors les équipes de Sega et de Sumo Digital ont revu le projet, pour une nouvelle tentative. Sonic & All Stars Racing Transformed marque un point, avec le concept de véhicules qui pouvant se transformer en avion ou en bateau quand ils traversaient des anneaux bleus. Les développeurs ont dû emprunter un petit peu dans le jeu Diddy Kong Racing. Mais le titre n’arrivera malheureusement pas à égaler, ni le jeu de Nintendo, ni celui de Rareware.



Sega ne se laisse pas abattre et comme pour la plupart des jeux Sonic sortis après la Dreamcast, ils tentent, encore et encore de nouvelles idées, souvent bonnes, mais parfois mal exploitées. Cette fois-ci, dans Team Sonic Racing nous allons mettre en avant le jeu en équipe. Sélectionnez votre joueur et vos teammates pour vous accompagner dans des courses folles, toujours inspirées des niveaux les plus fous de l’univers Sonic. Nous avions déjà pu entrevoir le jeu lors du salon allemand cet été et ce que nous avions vu était bordélique. Hélas, cela n’a pas changé. Malgré les indications d’une développeuse présente sur place, il nous aura fallu au moins un tour pour comprendre les mécaniques du jeu et les deux courses disponibles n’étaient pas suffisantes pour les maîtriser.

 

 


Alors nous n’allons pas nous avancer sur le fond du jeu, car les conditions d’essai n’étaient pas réunies pour bien comprendre le gameplay. Peut-être que la version finale, que nous pourrions essayer chez nous pendant plusieurs heures, saura nous partager un aspect plus agréable du jeu, que ce soit en solo ou à plusieurs.

Parce que des bonnes idées, il y en a. Comme le fait de récupérer un item et d’avoir le choix, soit de le garder pour soit, ou alors de le laisser à ses alliés. Il est aussi possible de rouler dans la trainée de couleur laissée par ses amis, pour prendre de la vitesse. Une bonne idée, mais pas facile à utiliser. Le gameplay mise beaucoup sur la coopération, mais il faudra choisir entre gagner ou laisser son équipe gagner. Ce qui offrira des dilemmes intéressants aux joueurs et pourrait permettre au tout dernier moment, des rebondissements dans la course.

 



Sur le papier, les idées sont très bonnes, mais à l’instar des deux précédents jeux de course avec Sonic de Sumo Digital, le titre n’offre pas une très bonne visibilité. Tout d’abord l’interface, qui donne beaucoup trop d’informations au mauvais endroit. Les indications à propos de nos coéquipiers sont éparpillées, littéralement, aux quatre coins de l’écran. De plus les renseignements sur le nombre de tours ou notre position sont placées à mi chemin entre là où nous avons pour habitude de les trouver dans ce type de jeu. C’est ce qui nous a perdu lors de la première course. Retrouver ses repères, comprendre à quoi cela sert. Puis même une fois cela compris, la position des infos n’est pas adaptée à ce type de jeu. En sus de prendre une place énorme sur l’écran et ainsi cacher des éléments importants de la course, il est difficile de faire les deux, lire et jouer. Un jeu de course, qu’il soit une simulation ou de l’arcade pure et dure, c’est avant tout un focus permanent au centre de l’écran, sur les adversaires et le circuit. Là il vous faudra sans cesse regarder les informations et donc balayer l’écran avec vos yeux dans les tous les sens, pour être un bon coéquipier. En somme le jeu se veut coopératif, mais ne s’adapte pas à un jeu en tant que tel. Il est plus simple d’oublier ces indications mal placées et de ne jouer que pour soi, sans se soucier de votre équipe.

 



L’autre problème de visibilité, ce sont les circuits. Ils sont somptueux, à l’instar des précédents épisodes. Sauf qu’ils fourmillent de détails et dans le cadre de Sonic Team Racing c’est un bien pour un mal. Le surplus de détails, combiné à une interface bordélique, nous perd complètement. Il est compliqué sur les premières parties de bien savoir où nous sommes, quels sont nos adversaires et de comprendre les divers items présents et leurs fonctions.

 


EN RÉSUMÉ :

Sur cet essai, il nous est difficile de donner un premier avis sur ce titre. Ce que nous pouvons noter, c’est l’aspect bordélique de l’interface couplé à un jeu où il y a beaucoup trop d’informations à l’écran. Les conditions d’essai dans un événement, sont différentes qu’en rédaction ou chez soi. De ce fait, comme indiqué plus haut, nous ne pouvons qu’appréhender de nombreuses craintes sur la forme, et non le fond du jeu.

 



 

1 thought on “Team Sonic Racing : plus on est de fou, moins on y voit

  1. Intéressant comme retour ! Pourtant, quand on regarde les trailers de gameplay, les circuits semblent assez lisibles, et simple visuellement parlant. (piste gelée, piste boueuse, piste boisée… avec quelques décors, mais sans plus. Pour l’interface/HUD elle ne figure sur aucun trailer officiel, du coup, là aussi difficile de se faire une idée (or mis sur le screen du milieu, ou l’interface parait assez simple/Sobre… 4 cadres bleus et quelques informations en surimpression). Après, peut être qu’en course, avec beaucoup d’adversaire ça devient bordelique… Dans tous les cas, les précédents épisode n’avaient pas vraiment ce problème.

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