La Critique : Nicky Larson et le Parfum de Cupidon

Nicky Larson en film avec de vrais acteurs et produit par des français ! Sur le papier il y avait de quoi être sceptique à l’idée. Et ce pour de nombreuses raisons. Les films adaptés d’anime ou de manga sont souvent décevants. C’est un univers qui est difficilement transposable. Puis les films d’action français de ces dernières années, à quelques exceptions, sont médiocres. Voulant trop s’inspirer des productions américaines, elles ont la forme et rarement le fond. 

 

De ce fait, nous avions de nombreuses craintes pendant tout le temps de la production de cette oeuvre cinématographique. Qui plus est, le public à qui s’adresse Nicky Larson, n’est pas forcément celui des précédents films du réalisateur Philippe Lachaud. La peur d’un truc moyen était palpable. Que nos souvenirs d’enfance soient une fois encore maltraités pour assouvir le fantasme d’un réalisateur.

 

C’est donc avec cette boule au ventre que nous allons voir ce Nicky Larson. C’est la curiosité plus que l’envie qui traine nos pas et le prix d’une séance à moins de dix euros qui nous fera sortir un lundi soir à pas d’heure. La salle s’assombrit et le spectacle peut enfin commencer.

 

 

Contre tout attente et même contre toutes nos craintes, le film est une réussite. Du début à la fin c’est léger, drôle, dynamique et bien réalisé. La réalisation de Philippe Lachaud transpose la vision d’un connaisseur qui ne dénature rien. Mieux, il arrive à intégrer de manière intelligente et cohérente de nombreux éléments de la série. Comme la massue et les crises d’hystéries de Laura Marconi, l’associée de Nicky Larson. Mais le film fait aussi la part belle à de nombreuses références de nos années Dorothée ou AB Productions. Chaque clins d’oeil nous fait sourire. Il y en a tellement, qu’il faudra plusieurs visionnages pour tous les trouver. Certains sont évidents, d’autres plus recherchés, mais toujours avec légèreté et utilisés avec sens, pour ne pas les dénaturer. Mention très spéciale pour nous, à celle des Chevalier du Zodiac. 

 

Philippe Lachaud ne se repose pas uniquement sur notre fibre nostalgique. La réalisation est dynamique, les scènes oscillent entre action et humour sans jamais être trop lourd ou abusif. Si nous avions peur de l’interprétation de Nicky Larson par le réalisateur et scénariste du film, nous somme rassurés. N’étant pas spécialement fan de ses précédents rôles, Philippe Lachaud excelle dans le rôle du garde du corps pervers. Il réussit, avec ce Nicky Larson, à intégrer habilement tous les codes qui font l’animé ou le manga, et qui sont propres au dessin.

 

 

Les plans sont bien choisis et le tout se succède sans perte de rythme. Certaines scènes d’action sont tout simplement ahurissante en terme d’effet. Le films comporte de nombreux plans séquences remplis d’ingéniosité et qui, malgrés les centaines de films d’actions qui abreuvent nos salles obscures, nous surprennent. Nicky Larson est fidèle au manga, bien que le scénario prend parfois ses libertés par rapport à l’histoire d’origine. Mais cela ne choque pas et les quelques changements apportés ne dénaturent en rien la série. Tout comme l’anime prend aussi quelques libertés par rapport au manga d’origine, City Hunter.

 

CONCLUSION : 9/10 EXCELLENT

Nicky Larson a véritablement été un bon moment. Un film qui démarre fort et qui ne cessera de nous surprendre du début à la fin. Frais, amusant et à la réalisation travaillée. Philippe Lachaud et ses équipes maîtrisent le sujet. Avec Nicky Larson ils renouvellent à la fois les films d’action et les comédies à la française. Comme un Stranger Things et ses références des années 80, ce Nicky Larson est un cadeau à notre génération, celle du Club Do, des sitcoms à la française et des dessins animés japonais.

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