Si vous n’avez pas encore vu Captain Marvel, lisez ces quelques lignes pour comprendre pourquoi il ne faut pas aller le voir (du moins pas avant d’avoir vu Avengers Endgame).

Marvel Studios prépare l’arrivée du nouveau Avengers en avril prochain. Avant de passer à la toute fin de la phase III du MCU, l’éditeur de comics a placé un dernier épisode pour tout expliquer. Ce de manière maladroite et en détruisant tout effet de surprise dans la dernière ligne droite.

La construction de ce nouveau film et de cette nouvelle héroïne du Marvel Cinematic Universe, se voulait proche du modèle Deadpool. Simple, axé sur l’humour et pas cher à produire. Le tout poussé par le vent de féminisme qui alimente le voile de l’industrie du cinéma (et pas que) ces dernières années. Hélas tout cela n’est qu’un énorme soufflet qui retombe très vite, après seulement quelques minutes. Il en vient même à caricaturer les causes qu’il voulait défendre. 

Le film est bourré de raccourcis, d’une écriture à la va vite et surtout il soumet des réponses (voir même du spoil), pour le nouvel épisode des Avengers qui arrive le 24 avril prochain. Le tout sans aucune subtilité. Le film réussit le tour de force de casser tout le mystère et l’intrigue des dix dernières années de MCU. Que ce soit le scénario ou le personnage de Captain Marvel, tout est mal écrit, poussif, lourd et complètement décousu. Il y a quelques tentatives d’humour, sauce Deadpool ou Ant-Man, mais sans jamais réussir à les atteindre à la cheville. 

Captain Marvel est censé nous expliquer la genèse du S.H.I.E.L.D., de retrouver les agents Nick Fury et Phil Coulson lors de leur début au sein de l’agence. Tout partait avec un énorme potentiel et tout est gâché. Le film se veut rapide, tout est expédié sans prendre le temps d’accompagner les spectateurs. Les surprises et easter eggs que l’oeuvre comporte nous sont envoyés en pleine face, sans aucune forme de subtilité. Heureusement le clin d’œil et hommage à Stan Lee a pu être respecté et soigneusement intégré au film.

Pour le reste ça va vite, trop vite et les explications sont d’un ubuesque voulant tirer dans une parodie absurde et complètement injustifiée pour l’ensemble de l’arc scénaristique. L’exemple le plus marquant de ce n’importe quoi cinématographique, est sans nul doute l’explication autour de l’œil caché de Nick Fury. Jusqu’alors cette blessure était due à l’explosion d’une grenade, qui ne le rendait pas aveugle pour autant. Ce qui donnait un côté badass au personnage. Si vous avez la folie de vous risquer à voir le film de Anna Boden et Ryan Fleck, sachez que tout le mystère autour de ce personnage a été sacrifié sur l’autel de l’humour niais et familier. 

Que ce soit Nick ou Phil, que ce soit Captain Marvel ou Yon-Rogg, tous les personnages sont caricaturés à leur paroxysme. Le film se déroule en 1995 à Los Angeles et souhaite aussi surfer sur la vague New Rétro des films et séries récents, tels que Stranger Things ou Thor Ragnarok. Sauf que la production du film a dû être si rapide, que de nombreux faux raccords d’environnement existent. Les voitures ont bien été remplacées par celles d’époque, mais nous voyons beaucoup d’infrastructures urbaines qui n’existaient pas dans les années 90 et qui ont été érigées dans les années 2000, comme la station du métro aérien. S’il n’y avait que ça, les éléments censés jouer sur la fibre nostalgique des vieux de la veille sont bâclés. Tout dans ce film va trop vite (dans tout les sens), en décrédibilisant les causes qu’il souhaite défendre. Le film veut montrer une femme forte qui va sauver le monde ! Sauf qu’il dépeint tous les clichés du sexisme. Ridiculisant ainsi Brie Larson et son rôle comme Jude Law et son personnage

Les plans et la réalisation ne sont pas plus glorieux et ne viendront pas sauver ce naufrage. Le film prend tout ce qu’il y a de plus mauvais dans le MCU pour le réunir dans un seul long métrage. Les scènes hors de la planète terre, nous rappellent les plus longs moments des Gardiens de la Galaxie VOL. 2. Les phases de combats sont pires que celles des films Hulk. Sans oublier la dernière scène entre Captain Marvel et Yon-Rogg, qui frise le ridicule absolu d’une série comme Power Rangers.

CONCLUSION : 2/10 MAUVAIS

Après les derniers films Marvel Studios qui avaient réussi à apporter un background et un soutien fort aux films Avengers, ce Captain Marvel arrive comme un enfant gâté qui vient détruire le château de sable qu’est le MCU. Mention toute spéciale à la solution apportée au tout dernier moment pour vaincre Thanos dans le prochain Avengers. Si vous voulez garder la surprise entière pour ce dernier épisode des Avengers, le conseil est simple : oubliez ce Captain Marvel.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :