Archaica : The Path of Light – Guidé par la lumière

 

Usés jusqu’à la corde, les puzzles games peuvent aujourd’hui soit être d’un classicisme affligeant, soit d’une ingéniosité rare. Tester un nouveau puzzle est souvent synonyme de quitte où double.

Pour les plus ingénieux, on pensera inévitablement au classique Portal, mais aussi au talentueux mais oublié The Talos Principle. Ce dernier qui résonne comme un coup de maître à mes yeux, à profondément changé mes attentes en matière de puzzle game… et c’est la qu’Archaica atterri dans ma PS4.

 


Support : PC / PS4 / Switch / Xbox One (testé sur PS4) – Éditeur : Drageus Games – Développeur : Two Mammoths – Genre : Puzzle Game Sortie : 24 avril 2020 (PS4/Switch/Xbox One) / 8 septembre 2017 (PC)  – Prix standard : 14,99€  PEGI 3+

RAPPEL : Une Critique est l’avis subjectif d’un des membres de la rédaction de TheRenegades. Elle a pour objectif de porter une opinion supplémentaire à un ensemble d’avis positifs comme négatifs, dont seul le lecteur pourra se faire sa propre opinion. Une Critique peut être débattue, avec les échanges d’opinions de chacun, mais n’est pas, une vision imposée aux autres par celui qui l’écrit. N’hésitez pas à venir débattre du sujet avec nous dans les commentaires ou sur Discord : https://discord.gg/KFJDTAH

 

Une idée lumineuse…

 

Archaica nous invite donc à résoudre des énigmes basées sur la lumière. Il faudra en effet dans un premier temps utiliser des miroirs, afin de réorienter des faisceaux lumineux jusqu’à des réceptacles (permettant ainsi d’ouvrir un portail vers le niveau suivant).

Chouette concept, malheureusement déjà esquissé dans le fameux Talos Principle, dont je parlais plus haut. Il mettait en place l’utilisation de lasers pour pouvoir avancer mais pas que.

Pas de réelle surprise de prime abord donc. Mais cela devient vite très alambiqué et créatif. Poussant ma petite cervelle de moineau à gamberger comme rarement.  

 

 

 

 

En effet, Archaica hausse très vite le niveau de complexité des énigmes. Au bout de deux heures de jeu, nous sommes face à des mécaniques de fusion de couleurs, de faisceaux lumineux plus courts, de miroirs qui reflètent la lumière en angle droit ou en diagonale. Et je n’étais pas au bout de mes peines.

 

 

Je me suis vite retrouvé bloquée dans Archaica. Mais pour que tu comprennes pourquoi j’ai buté sur deux trois passages, il faut que je t’explique comment s’articule un puzzle au delà de l’idée des faisceaux lumineux. Le jeu découpe les niveaux par cases. Une case permet d’y poser les objets mis à notre disposition. On ne peut donc bouger nos objets que de cases en cases. 

Et ce qui paraît comme un élément facilitateur se révèle être une entrave pour notre esprit. Je sais que je ne peux déplacer mes objets que dans ces cases, je me retrouve donc avec des possibilités contraintes et évidemment de plus en plus complexe. À un point où j’ai eu souvent envie de baisser les bras.

Mais le jeu à l’intelligence de distiller des indices par le biais de petits cristaux disséminés ça et là sur la map. Une fois collectés, nous obtenons trois indices et ensuite il faut simplement attendre que le réceptacle à indice se recharge pour en obtenir un autre. L’indice viendra seulement marquer d’un cercle une case où doit venir un objet du puzzle. À vous ensuite de composer avec les différents objets présents pendant l’énigme. C’est un peu chiche mais ce n’est pas suffisamment explicite pour nous mâcher le travail.  

 

 

 

Archaica 1 – Moi 0

 

 

 

Intelligent, le soft l’est indéniablement ! L’ambiance sonore est feutrée, presque inexistante, afin de nous laisser une concentration pleine et entière. Je ne m’attarderais pas sur les graphismes, digne d’un gros jeu IOS où Android, tout au plus. D’ailleurs c’est mon ressenti tout au long de mon périple. J’aurais pu y jouer sur mon smartphone, comme tout autre puzzle consommable taillé pour des parties courtes.

 

 

Le gameplay aurait demandé un réajustement assez important certes, mais il aurait été à sa place. Je n’arrive pas à y rester accrochée plus de 30 minutes, car finalement le jeu est redondant au possible, malgré l’ajout et la complexification des mécaniques.

 

 

 

On ne le bingera pas, on y jouera souvent par touchettes, au risque de devoir se remémorer chaque utilisation d’objets. Car oui, pour étoffer ses énigmes, le jeu multiplie des différents objets, perdant peu à peu le joueur / la joueuse dans un trop plein d’informations à digérer. Diversifier ses mécaniques comme Portal avait su le faire en utilisant la mécanique des fluides par exemple aurait eu un intérêt assez conséquent. Le jeu ne surprend pas, il se contente donc de nous faire évoluer de tableau en tableau, sans véritable engouement.

 

 

 

Je m’ennuie… Il n’y a rien qui a su me redonner un quelconque intérêt tout au long de mon périple. Les 8 heures nécessaires à la finalisation de l’aventure m’ont paru tantôt prenantes, tantôt insupportables. Un vent de chaud et de froid sur une aventure à la splendeur nuancée donc…

 

 

 



Conclusion



Pour quiconque à écumer les puzzles-game du marché dans les moindres recoins, Archaica sera assurément une bonne pioche. Il n’invente rien, mais sera suffisamment exigent pour te solliciter des heures durant. Si tu ne joues qu’occasionnellement à des puzzles, je te recommanderais sans hésiter Portal ou Talos Principle. Qui eux, en plus d’avoir su varier leurs mécaniques, ont pu mettre en place un scénario brillant.  



NOTRE SYSTEME DE NOTATION : La note numéraire représente les mécaniques de jeu, bande sonore, écriture, jouabilité, technique, etc… et le rang résume l’avis subjectif du critique à ses critères personnels.

5/10

5/10

Points positifs :

– Des mécaniques bien trouvées…

– Le mélange des couleurs me rappellent que j’aurais mieux fait d’écouter mes cours d’art

– Une ambiance sonore très discrète

 

Points négatifs :

– Un habillage assez bas de gamme

 

– Vite redondant

– Jouer sur la mécanique des fluides aurait pu être intéressant

2 thoughts on “Archaica : The Path of Light – Guidé par la lumière

  1. Pour ceux qui ne connaissaient pas, le titre est une adaptation d’un jeu Flash gratuit, développé par un « one man studio », Victor Âgren, en 2014 et joué plus de 12 millions de fois sur les portails Flash ! Devolver Digital a du coup édité le projet et un studio du nom de DeadToast a été monté pour l’occasion. Mais cela reste un micro-budget.

    – Making of : https://www.youtube.com/watch?v=WCe9xXenIc8
    – Interview du dev : https://www.youtube.com/watch?v=IJDeARKKLnM
    – Docu sur l’adaptation : https://www.youtube.com/watch?v=QB7AMApZ-H4

  2. Super test 😉 merci pour toute cette encore virtuelle que tu étales sur ce site 😀

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