Summer in Mara – L’enfant mature

Voilà un jeu surprise qui est tombé dans notre boîte aux lettres sans prévenir. Petit projet indé du studio espagnole Chibig (une équipe de 5 personnes), mais grand potentiel dans son contenu. Un peu d’Animal Crossing par-ci, de Zelda Windwalkers par là, le gameplay se veut original et l‘ambiance dépaysante. On sort des sentiers battus de l’action et la violence, ici c’est l’innocence et la bienveillance qui prédomine. Après la moitié de l’aventure partagée avec vous en stream et le jeu terminé, il est tant d’étaler sur le papier virtuel toute l’enfance de la petite Koa.

Support : PC / Switch (PS4 et XO à venir) – Développeur : Chibig – Genre : Aventure/farming – Sortie : 16 juin – Prix standard : 22€ – PEGI +7

RAPPEL : Une Critique est l’avis subjectif d’un des membres de la rédaction de TheRenegades. Elle a pour objectif de porter une opinion supplémentaire à un ensemble d’avis positifs comme négatifs, dont seul le lecteur pourra se faire sa propre opinion. Une Critique peut être débattue, avec les échanges d’opinions de chacun, mais n’est pas, une vision imposée aux autres par celui qui l’écrit. N’hésitez pas à venir débattre du sujet avec nous dans les commentaires ou sur Discord.


Tout commença par une violente explosion en pleine mer. Un bateau qui coula pour une raison inexpliquée, avec un bébé comme seul survivant. Alors que l’enfant était vouée à sombrer elle aussi, une grand-mère Quïlos la sauva des flots. La vieille femme adopta la petite Koa et l’éleva du mieux qu’elle put. Ce qui n’était pas une tâche de tout repos, tant la gamine était tumultueuse et têtue comme une mule…

Les deux parvinrent à vivre ensemble et apprendre l’une de l’autre. Très jeune Koa fut mise à contribution pour la vie sur l’île, il lui fallait devenir indépendante le plus vite possible. Yaya Haku savait qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps sur cette terre. Elle a donc enseigné tout ce qui était possible à Koa avant de fermer les yeux (un mode tuto disponible en démo). Le temps filait plus vite qu’une tempête de vent, en un éclair l’enfant fut livrée à elle-même.

Héritant de l’île où elle a été élevée, Koa a pour mission de la protéger. Cet endroit n’est pas seulement son doux foyer, il recèle également un lieu sacré et mystérieux. Une porte qui renferme le pouvoir de sauver le monde de Mara. C’est à elle de l’ouvrir si nécessaire, à l’aide de quatre crystalides ancestrales. Ou mais voilà, la vieille Yaya n’a pas eu le temps de révéler leurs emplacements. Pour le moment Koa n’a pas à s’en soucier, mais un jour viendra où elle devra découvrir ce qui se cache derrière…


Dans l’immédiat la petite rêve de voyager à travers l’océan, mais le bateau de Yaya Haku est dans un piteux état. Au fil des années toutes les structures de l’île se sont détériorées, Koa a du pain sur la planche si elle veut embellir son habitat. Les quelques outils confectionnés avec sa grand-mère lui permettent de retaper tout ça. Il lui faut cependant des matériaux pour rénover et rebâtir. Les arbres pour le bois, mais comme lui disait sa Yaya, toujours replanter après avoir coupé (sous peine de se retrouver sans ressources) !

Un jour, une étrange créature fit son apparition dans l’eau. Après plusieurs tentatives d’approche, Koa fini par sympathiser avec elle. Napopo est également une naufragé des océans, son habitat sous-marin a été décimé pour une raison inconnue. Les deux amies ont du mal à communiquer, Napopo ne parlant pas notre langue. C’est par dessins qu’elles parviennent à se comprendre, même si ce n’est pas toujours très clair. Maintenant que le bateau est remis à flot, il est temps de partir à l’aventure et découvrir ce qui est arrivé à la famille de Napopo.

Première étape, la grande ville de Qälis. Ici vit une femme mentionnée sur une vieille lettre de Yaya. Une certaine Saimi, gardienne du phare de l’île centrale de Mara. Le contact avec elle n’est pas évident, il faut trouver de l’aide pour parvenir à la convaincre. Les habitants de la cité ne sont pas toujours très accueillant, mais Koa leur rend service pour briser la glace. Comme disait Yaya, tu peux amadouer n’importe qui avec de la nourriture. Sa ferme sur son île lui permet de cultiver toutes sortes de fruits et légumes, ainsi que cuisiner ou bricoler.


Les gens de la ville lui confient de nombreuses tâches en tout genre, profitant parfois un peu trop de sa naïveté d’enfant… Cependant la gentillesse de Koa attendrit tout le monde (et surtout le joueur), elle devient progressivement l’amie de nombreuses personnes. Elle doit toutefois faire d’incessants aller-retours ici et là pour accomplir toutes ces quêtes. Tous ces voyages façonnent sa personnalité et la rendent rapidement plus mature. À tel point qu’elle devient plus sage que bien des adultes, Koa va en avoir besoin pour la suite des événements…

L’exploration du monde de Mara nécessite d’améliorer son bateau à plusieurs reprises. Elle peut compter sur l’aide de ses nouveaux amis pour développer un navire dernier cri. Ses expéditions l’emmènent aux confins de la planète, où elle finit par découvrir une terrible menace pour l’avenir de l’environnement. Il va lui falloir réunir tous ces alliés, mais surtout retrouver les crystalides sacré de la porte de Mara. Koa endosse désormais son rôle d’héroïne, ce qui attire l’attention des esprits bienveillants de la nature.

Un personnage bien étrange apprend à Koa tout ce qu’elle doit savoir sur sa nouvelle fonction. Fini la petite fille qui batifole à droite et à gauche, l’enfant devient leader d’un combat vital pour Mara. Même si elle a du mal à convaincre tous les habitants du danger, c’est avec patience et abnégation qu’elle parvient à réunir une flottille prête à en découdre avec l’ennemi ! Une page de l’histoire qui restera à jamais gravée dans le célèbre journal de l’aventurier Onzo !

Conclusion :

Malgré un gameplay perfectible, cette grande aventure vaut le détour ! La durée de vie est digne d’un triple A, avec une multitude de quêtes dans tous les sens. Même si certaines laissent un côté fedex, c’est l’objectif qui motive le joueur à cavaler dans tous les sens. La bienveillance de Koa, pousse le côté bon samaritain du joueur à accomplir les missions. L’exploration est vaste, avec des dizaines d’îlots disséminés dans le monde. Il est dommage d’avoir des chargements à chaque zone, mais le studio fait avec les moyens du bord. Quelques bugs de collisions vont perturber l’expérience de jeu, des mises à jour sont prévues pour corriger tout ça. Les minis game de la pêche et de la plongée sont trop succincts pour être appréciable. Toutefois si vous acceptez ces quelques défauts, vous pourriez bien vous régaler. Sans compter que la bande son est un vrai bonheur, aussi bien pour la musique que les effets sonores.

NOTRE SYSTEME DE NOTATION : La note numéraire représente les mécaniques de jeu, bande sonore, écriture, jouabilité, technique, etc… et le rang résume l’avis subjectif du critique à ses critères personnels.

7/10

7/10

Points positifs :

– Musiques et effets sonores
– Les animations de Koa
– La durée de vie

Points négatifs :

– Le mini jeu de la pêche
– Le mini jeu de la plongée
-Certaines quêtes façon Fedex

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