La première fois que j’ai croisé le jeu de NVYVE Studios, c’était au Games Developper Conference de 2016 à San Francisco. Une version alpha du jeu, qui semblait très prometteuse. Un survival horror futuriste dans une cité utopique, similaire à la licence Bioshock. Ici il faut rajouter une couche rogue-lite et survie, avec la possibilité de perdre de l’équipement d’une mort à l’autre. Un gameplay exigeant qui peut rendre dingue les joueurs, même les plus expérimentés. J’aurais aimé écrire cet article sous forme de récit, mais ici il y a trop à redire pour s’immerger pleinement dans cette aventure…

Support : PC – Développeur : NVYVE Studios – Genre : Survival horror – Sortie : 18 juin – Prix standard : 23

RAPPEL : Une Critique est l’avis subjectif d’un des membres de la rédaction de TheRenegades. Elle a pour objectif de porter une opinion supplémentaire à un ensemble d’avis positifs comme négatifs, dont seul le lecteur pourra se faire sa propre opinion. Une Critique peut être débattue, avec les échanges d’opinions de chacun, mais n’est pas, une vision imposée aux autres par celui qui l’écrit. N’hésitez pas à venir débattre du sujet avec nous dans les commentaires ou sur Discord.


Trois ans d’accès anticipé plus tard, le titre sort enfin dans sa version 1.0. J’étais excité à l’idée d’enfin mettre le pad dessus, mais j’ai très vite déchanté. Le jeu n’est tout simplement pas finalisé. Quelques minutes de jeux suffisent à croiser des bugs dignes d’une build bêta. Les ennemis spawn dans les décors, ou ne vous détectent tout simplement pas. Une option permet de modifier le comportement des I.A, la rendant moins agressives de façon aléatoire (une bonne idée en soit). On peut tout de même faire la différence, quand un mutant est calme ou quand il a un problème technique.

C’est décevant car l’ensemble propose une recette intéressante. Une partie de l’humanité s’est exilée sur des cités au milieu de l’océan, pour vivre paisiblement une vie paradisiaque. À grands coups de technologie, ils ont amélioré la médecine, la robotique et l’intelligence artificielle (à par dans le jeu vidéo…). Comme d’hab, ils vont faire une connerie qui va annihiler ce havre de paix. Les nanorobots présents dans leurs corps sont modifiés pour une raison inconnue, les faisant muter en monstres assoiffés de sang.


Si le scénario est un peu vu et revu, 
l’esthétique en met plein les mirettes ! Le studio a visiblement misé sur l’apparence graphique, au détriment du reste. C’est certes très beau, mais techniquement là encore c’est bancal. Même avec un PC supportant la configuration recommandée, le jeu ne tourne pas de façon fluide. Vous pouvez le voir vous-même dans nos sessions livesil faut une machine relativement récente pour en tirer quelque chose. L’optimisation n’est donc pas au rendez-vous, mais dans ce cas il aurait fallu rehausser la liste des composants PC nécessaires (ça m’aurait évité ce périple infernal…).


En l’état il y a des incohérences dans tous les sens, il est très difficile d’apprécier le gameplay dans son ensemble. Le level design est pourtant sympa, avec une map assez vaste pour se perdre et explorer. Le scénario nous demande de suivre les instructions de l’I.A centrale de la cité. Nommée Pamela, elle réveille des humains cryogénisés pour l’aider à trouver le remède de cette mystérieuse infection. Oui mais voilà, cette super intelligence n’est pas capable d’orienter le joueur correctement !


Il est assez évident que l’équipe a cherché tous les moyens possibles d’étendre la durée de vie du jeu
. Se perdre dans le méandre de couloirs de la cité en fait partie, faire des allers-retours aux mêmes endroits aussi. Seuls quelques objectifs donneront l’impression de découvrir de nouvelles choses (deux en particulier). Si le gameplay tenait la route, cela aurait été plaisant. En l’état, j’ai cherché à en finir le plus rapidement possible, en vain… J’ai pourtant souffert jusqu’au boss final, avant de jeter l’éponge.

À ce tableau déjà peu reluisant, on ajoute encore des défauts. Le jeu se dit jouable au pad, mais il n’est absolument pas prévu pour. L’interface est définitivement prévue pour du clavier/souris, avec un système d’inventaire en damier (la manette ne fait qu’émuler le clavier). Le joueur qui souhaite collectionner des objets, devra jouer à Tetris pour le faire. De la même façon que partir en vacances, vous devez vous-même ranger la valise afin que tout rentre pour la fermer. Si un objet n’a pas son espace précis pour intégrer l’inventaire, il est refusé (alors que vous avez le nombre de cases nécessaire).

Dans tout ce foutoir, il est difficile d’extirper la moindre goutte de plaisir. Les amateurs de crafting y trouveront peut-être leur compte, avec la possibilité de se construire des abris de survie. Une multitude d’objets sont confectionnables, avec les bons composants. Vous pouvez également créer vos armes et armures, ainsi que les augmenter à l’aide d’items spécifiques. La personnalisation est assez poussée (voire trop), avec plusieurs arbres de compétences. Votre équipement, votre personnage, même l’I.A peuvent être améliorés pour vous aider à supporter cet enfer.

Conclusion :

Il est inconcevable de considérer ce jeu en version 1.0 (aujourd’hui 1.0.3), c’est encore une bêta. Y jouer maintenant est plus que déconseillé, c’est se gâcher un éventuel futur plaisir. Si le jeu est peaufiné et finalisé, il deviendra intéressant. Oui mais voilà, il est peu probable que cela arrive… Je comprends que le studio n’a pas vraiment le choix, mais le commercialiser de cette façon laisse une impression de faux semblant. J’ose à peine imaginer la frustration de certains consommateurs qui ont mis la main au portefeuille (il faut être sacrément tolérant pour encaisser ça)… De nombreuses questions restent en suspend, concernant la production du jeu. Comment un projet en accès anticipé depuis trois ans peut sortir dans cet état ? Nous ne le saurons pas, il faut simplement espérer qu’ils parviennent à le terminer comme ils le souhaitent (bon courage à eux !).

NOTRE SYSTEME DE NOTATION : La note numéraire représente les mécaniques de jeu, bande sonore, écriture, jouabilité, technique, etc… et le rang résume l’avis subjectif du critique à ses critères personnels.

5/10

5/10

Points positifs :

– Qualité graphique
– Ambiance générale
– Level design

Points négatifs :

– I.A aux fraises
– Interface archaïque
-Tromperie sur le produit

One Reply to “P.A.M.E.L.A. – Dos au mur”

  1. Le jeu m’intéressait sur le papier mais le rendu est plus que décevant. Déjà 3 ans de dev..
    Merci pour le test !

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