Windbound – La traversée tumultueuse

Il existe de nombreuses formes de voyages avec le jeu vidéo, ici on part pour une aventure avec une multitude de facettes. Cette petite production va pêcher dans plusieurs courants différents. Beaucoup d’exploration, de la survie, du combat, du crafting, le tout en naviguant de façon réaliste. On ajoute à cela du rogue-lite et une génération d’îles procédurale, de quoi renouveler le plaisir un bon moment. Les questionnements sont eux aussi légion, nous allons découvrir un monde étrange mais cohérent…

Support : PC / PS4 / Xbox One / Switch / Stadia (testé sur PC) – Éditeur : Deep Silver – Développeur : 5 Lives Studios – Genre : Aventure-survie – Sortie : 28 août 2020 – Prix standard : 30€ – PEGI +12

RAPPEL : Une Critique est l’avis subjectif d’un des membres de la rédaction de TheRenegades. Elle a pour objectif de porter une opinion supplémentaire à un ensemble d’avis positifs comme négatifs, dont seul le lecteur pourra se faire sa propre opinion. Une Critique peut être débattue, avec les échanges d’opinions de chacun, mais n’est pas, une vision imposée aux autres par celui qui l’écrit. N’hésitez pas à venir débattre du sujet avec nous dans les commentaires ou sur Discord.


Nous incarnons Kara, une belle nomade d’une peuplade inconnue. Confrontée à une terrifiante tempête en mer, la jeune femme perd de vue les embarcations avec qui elle navigue. Les éléments enragés détruisent son petit catamaran et Kara sombre dans l’océan. Elle se réveille sur une plage mystérieuse, avec comme seul outil son couteau. C’est ici que tout commence, au joueur de découvrir l’intrigue et les divers objectifs possibles. Quelques tutos vont donner les clés pour ne pas être trop perdu, le reste se fait au fil de l’expérience.

Que les réfractaires à la survie se rassurent, les choses sont assez simples dans Windbound. Il n’y a que la faim à gérer, qui peut se combler très facilement. Des fruits et des champignons pour les végétariens, de la viande de phacochère ou autres créatures chelous pour les carnivores. Toujours est-il que le temps défile et que l’estomac crie famine régulièrement. L’effet de course contre la montre est donc inéluctable, du moins pour ceux qui veulent l’expérience la plus complexe. Il existe également un mode histoire, permettant une balade du dimanche sans aucun défi.


C’est bien évidemment le mode survie qu’on va décortiquer, plus exigeant mais bien plus intéressant. Comme tout bon jeu de survie qui se respecte, chaque décision n’est pas à prendre à la légère. Le moindre faux pas et c’est retour case départ ! Ce qui ajoute une pression très appréciable et renforce le sentiment d’immersion. Cependant, on ne repart pas au début les mains vides. Certains objets et aptitudes restent dans l’inventaire, afin d’aider à progresser malgré l’échec. L’exploration est renouvelée à chaque tentative, puisque c’est un nouveau monde qui apparaît constamment.

Malheureusement ce joli tableau va vite montrer ses limites. Comme souvent avec ce type de gameplay, une sensation de répétition va rapidement apparaître. Le même cheminement se répète à chaque chapitre ou recommencement. Nous devons activer trois tours pour ouvrir un portail, qui va nous conduire dans un endroit plus mystérieux encore. Même si les îles sont différentes à chaque fois, les mécaniques restent identiques jusqu’au dénouement final. Les joueurs qui vont mourir régulièrement, risquent de se lasser plus rapidement que les autres. Mais le reste de l’aventure vaut les quelques défauts présents dans le jeu.


Pour atteindre un nouveau chapitre, il faut traverser un endroit énigmatique. Un lieu qui nous permet d’en apprendre plus sur l’intrigue, mais surtout de tester notre bateau. Il faut voyager dans des eaux dangereuses pour passer à la suite, la réussite dépendra de votre capacité à naviguer. C’est le méga point fort du titre, la confection du navire et sa résistance face aux difficultés. Le joueur peut le personnaliser comme il le souhaite, un peu comme dans le premier Kingdom Hearts. À lui de choisir comment le bâtir, avec quels matériaux, ainsi que son équipement. Le bateau peut prendre de multiples formes, son comportement sur l’eau dépend de sa construction.

Ici la navigation est réaliste, de quoi se familiariser avec les joies (et les peines) des bateaux à voile. Il faut orienter la voile dans le bon sens pour prendre le vent au mieux. Si le vent est de face, pas d’autre choix que de faire des effets de bord pour avancer. Les connaisseurs ne seront pas perdus, les autres risquent d’avoir plus de difficulté. C’est au joueur de comprendre le fonctionnement de tout ça, un apprentissage qui peut être compliqué pour certains. Toutefois, les sensations sont décuplées quand on c’est maîtrisé. L’embarcation peut même chavirer façon trimaran, avec un vent de biais et la coque dans les airs ! Il est donc important de bien penser la fabrication de son navire.


Quand nous ne sommes pas en mer, il faut explorer les îles et exploiter ses ressources. Le crafting est composé de nombreuses possibilités, qui ne sont pas toujours évidentes à comprendre. En récoltant de nouveaux composants, on découvre automatiquement ce qu’on peut en faire. Armes, armures, constructions pour le bateau, il y a de quoi faire ! Les animaux ne servent pas seulement à se nourrir, ils fournissent aussi de quoi créer des outils. C’est là qu’on prend le plus grand risque de perdre une partie, certaines créatures étant particulièrement dangereuses. Tigre-bélier (le seul qui m’a tué), Rhinocéros-taureau, dinosaure-caméléon, pleins de bestioles bizarroïdes à affronter.

Pour le moment je n’ai pas pu découvrir les succès du jeu, on se garde ça pour les streams le jour de la sortie. J’ai déjà pu explorer une grande partie du titre, mais ce sera un plaisir de décortiquer tout ce qu’il recèle en live. Les combats contre les prédateurs sont malheureusement bancals. Il faut jongler entre la fonction de verrouillage, les esquives et la lenteur des contrôles pour chasser sans encombre. Avec de l’entraînement on finit par y arriver, mais il est parfois préférable d’utiliser les armes à distance pour maximiser ses chances…

Conclusion :

Windbound est une superbe expérience, un voyage spirituel qui permet réellement d’apprendre des choses. Malgré sa couche surréaliste, son système de navigation adopte les vrais comportements d’un bateau à voile. Il y a encore pas mal de petits bugs dans la physique de l’embarcation, le moteur étant assez complexe. Le jeu sera forcément mis à jour de ce point de vue, c’est inévitable. Pour le reste le gameplay reste assez similaire à ce qu’on connaît, une aventure riche en contenu mais un peu répétitive. Il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une petite production (équipe de 5 personnes), mais qui n’a rien à envier à certains triple A. Comme toujours dans ces jeux-là un soin particulier est apporté aux effets sonores. Au-delà d’une belle musique au piano, un détail intéressant est à souligner. Chaque créature est identifiable au loin par les sons d’un instrument, un peu comme le vieux conte musical : Pierre et le Loup.

NOTRE SYSTEME DE NOTATION : La note numéraire représente les mécaniques de jeu, bande sonore, écriture, jouabilité, technique, etc… et le rang résume l’avis subjectif du critique à ses critères personnels.

8/10

8/10

Points positifs :

– Le système de navigation
– La personnalisation du                     bateau
– L’ambiance sonore

Points négatifs :

– Le système de combat
– Quelques bugs de physique
– La répétitivité des                             mécaniques

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