DiRT 5 – Codemasters renoue avec l’arcade

DiRT a soufflé le chaud et le froid durant cette dernière génération. Que ce soit les moutures « Rally », terriblement exigeantes et difficiles, ou le 4ème opus de DiRT, plutôt insipide et morne. Ce que j’aimais dans le 2 et 3 n’était pas là. J’avais fait le deuil de cette époque presque bénie où le mix entre arcade et simulation avait enfin un parfait équilibre (DiRT 2, PGR4 etc…). Pourtant, Codemasters décide d’offrir un cinquième opus qui s’apparente à une belle promesse. Ramener le fun au sein de sa licence. Je n’y croyais que moyennement, jusqu’à ce que la rédac’ me propose de couvrir ce DiRT 5…

Support : PC / PS4 / PS5 /Stadia / Xbox One / Xbox Series (testé sur PS4) – Éditeur / Développeur : Codemasters – Genre : Course arcade – Sortie : 6 novembre 2020 – Prix standard : 60€ – PEGI +12

RAPPEL : Une Critique est l’avis subjectif d’un des membres de la rédaction de TheRenegades. Elle a pour objectif de porter une opinion supplémentaire à un ensemble d’avis positifs comme négatifs, dont seul le lecteur pourra se faire sa propre opinion. Une Critique peut être débattue, avec les échanges d’opinions de chacun, mais n’est pas, une vision imposée aux autres par celui qui l’écrit. N’hésitez pas à venir débattre du sujet avec nous dans les commentaires ou sur Discord.


J’aime l’odeur du bitume mouillé de bon matin.

Le jeu démarre, la musique sent bon l’électro saturé et le rock bien punk. Oui, nous sommes en terrain connu. Le menu est criard, saturé et les couleurs pas franchement discrètes. Je me retrouve donc revenue 10 ans en arrière, renouant avec ce trop plein d’énergie qui ne demande qu’à s’extirper de mon écran, afin de faire crisser des pneus. Cette promesse visuelle transpire dans chaque aspect de son gameplay. Le jeu est ultra-accessible, plutôt confortable et loin des Dirt Rally qui pouvaient presque être frustrant, tellement le palier de progression était colossal. Ici, le premier virage me rappelle que les DiRT arcades sont comme le vélo, cela ne s’oublie pas. La course est courte mais dynamique. Cette mise en bouche n’est pas vraiment spectaculaire, mais augure du bon pour la suite. Visuellement donc, le jeu est propre, nette et sans bavures. Chatoyant, pleins de petits effets ça et là (et je ne parle que de la version PS4 Pro) avec un framerate assez stable dans son ensemble. Le jeu fait le café, sans me subjuguer. Il est dans la moyenne haute des jeux de caisses actuels, mais loin des cadors du genre.


Le FC gravier est demandé à l’accueil

Ce qui dénote avec les anciens DiRT, c’est malheureusement le manque de contenu général. La carrière est une succession sans saveur de courses assez classiques au final…

Les véhicules sont peu nombreux et leur différence ingame pas vraiment notable. Finalement, nous aurons des véhicules de Rally classiques (modern, 80’s, 90’s, Rally Cross), des véhicules types 4×4 pour le Land Rush, du buggy… et voilà, c’est à peu près tout. Pas de Trailblazer (sorte de course de côte avec des véhicules surboostés)… non , cet élément de gameplay hautement jouissif a définitivement disparu de la série. C’est très dommageable surtout que cela apportait vraiment de la variété dans les différentes épreuves proposées. C’est un peu une sensation qui règne tout au long du jeu : cela manque de contenu. Et c’est finalement son talon d’Achille.

 

Car oui, le jeu est quasiment intouchable sur sa partie gameplay, les tracés sont plutôt bien trouvés et les décors suffisamment dépaysant pour rendre le moindre pays reconnaissable au premier coup d’œil. Le Maroc, la Grèce, L’Italie en passant par la Chine, vous allez voir du pays. Niveau sonore c’est un quasi sans-fautes. Codemasters ne nous a jamais déçu de ce côté-là et continue sur sa lancée. Les bruits de moteurs sont vraiment furieux, et le choix de la bande-son est de premier ordre. Pouvoir piocher allègrement dans une OST pour en faire sa playlist de la journée est plutôt un gage de qualité, non ?


Totalement pas NEXT GEN

La version PS4 Pro est donc chatoyante, sans être une révolution. Les opus Next-gen sont du même tenon, pas franchement propres mais fluides comme jamais. Le jeu profite d’effets de lumières réhaussés et d’un frame-rate au top. Mais non, il n’est clairement pas un soft next-gen. Comme chaque début de génération, les jeux tiers ont le cul entre deux chaises. Développés pour current-gen, mais légèrement optimisés Next Gen. Seule la version PS5 se démarquera par l’utilisation des gâchettes adaptatives, véritable nid à sensations.

 

Conclusion :

D’une durée de vie honnête, doté d’excellentes sensations et d’un bande-son sans fausse note, DiRT 5 est une bonne pioche. Un retour plutôt convaincant, mais pas encore au sommet. Là où Dirt Rally s’est forgé une solide communauté autour de sa technicité, DiRT 5 ne sera pas si fédérateur. N’empêche, j’ai passé un super moment et j’ai  vraiment envie de retrouver la licence avec un 6ème opus encore plus déchaîné… Wait & See…

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :