Paradise Lost – Perdu à jamais

Et si le troisième Reich avait gagné la seconde guerre mondiale en piégeant les alliés dans un traquenard abominable ? Les nazis ont devancé les Américains dans le développement de la bombe atomique, ils l’ont utilisé pour réduire en cendre l’Europe et leurs ennemis. Seuls les ariens dignes d’intérêts se sont réfugiés dans un bunker pour survivre paisiblement pendant l’hiver nucléaire. Le joueur arrive des décennies plus tard et c’est ici que commence ce jeu narratif hors du commun.

Support : PC / Playstation / Xbox (testé sur PC) – Éditeur : All In! Games – Développeur : PolyAmorous – Genre : Simulateur de marche – Sortie : 24/03/2021 – Prix standard : 12,50€ – PEGI +16

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Nous incarnons Szymon, un jeune garçon de douze ans qui parvient à pénétrer dans l’antre du monstre. Pour quelle raison ? À vous de le découvrir, mais l’endroit est totalement désert et dévasté. Quelques rétrospectives nous permettent d’en apprendre un peu plus sur le gamin, mais il est difficile de remettre en place les nombreuses pièces du puzzle (ce même après avoir fini le jeu…). Notre petit héros va s’enfoncer dans les entrailles de la montagne, pour y découvrir tous ses secrets…

Présenter de cette façon cela paraît super motivant, non ? C’est sans compter un rythme de jeu particulièrement lent, ainsi qu’une absence totale de gameplay. Il faut être complètement happé par l’univers pour avoir une once d’immersion. Sans cela, c’est l’ennui, voire l’endormissement garanti (preuves à l’appui)… Certes on contrôle un jeune enfant, mais sa vitesse de déplacement à de quoi donner envie de faire demi-tour direct !

Imaginez la scène : Vous avez un ponton devant vous et vous voyez des objets intrigants tout au bout. La curiosité devrait vous pousser à aller voir, ne le faites pas… Ce simple trajet va prendre un temps incommensurable, pour à l’arrivée se casser les dents ! Dès lors, le plaisir de l’exploration devient un vrai calvaire. Chaque pas est mûrement réfléchi, afin de ne pas passer sa vie à crapahuter inutilement.


Difficile d’apprécier le jeu après ce constat, malgré une ambiance sonore et une direction artistique bien réalisées. Après une bonne heure d’exploration, une voix va nous prêter main forte tout au long de l’aventure. La jeune Ewa semble avoir besoin de notre aide, une coopération éphémère qui dynamise un peu la progression. Des choix de dialogues sont parfois possibles pour donner l’impression de communiquer avec la jeune fille. C’est elle qui va permettre de résister à l’envie de couper le jeu avant la fin…

Conclusion :

Il y avait longtemps qu’un jeu vidéo ne m’avait pas laissé de marbre à ce point… Non seulement on se traîne à deux à l’heure, mais en plus l’avancement est linéaire au possible ! Seul un embranchement est proposé dans tout le jeu. L’exploration en moins, que reste-t-il ? Pas le gameplay, qui se résume à appuyer sur des boutons et ramasser quelques objets. Le seul moyen de comprendre un peu l’historique du bunker allemand, est de lire d’innombrables documents disséminés partout dans les niveaux. Tout ça dans une ambiance pesante et triste à souhait. À l’arrivée, seul la narration et les différentes fins peuvent motiver à y retourner (bon courage) !

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