Shelter 3 – Le règne animal à portée de souris

Incarner un animal dans un jeu vidéo n’est pas monnaie courante, ils sont plus souvent des compagnons d’aventures plutôt que nos héros avatars. Il y a bien Okami qui est entré dans la légende, mais si vous en avez d’autres à l’esprit, ça peut être amusant d’en discuter dans les commentaires ou sur Discord. Dans Shelter nous sommes dans la peau d’une bestiole bien réelle, afin de vivre son quotidien naturel. Après des blaireaux et des lynx, c’est une femelle éléphant qui a le premier rôle. Si votre curiosité est titillée par ce jeu hors du commun, voici mon avis sur le titre (ainsi que le replay du live) !

Support : PC – Éditeur / Développeur : Might and Delight – Genre : simulateur animal – Sortie : 30/03/2021 – Prix standard : 12,50€ – PEGI 7+

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Quand l’annonce de ce nouvel opus est tombée, j’ai tout de suite signé ! Les deux précédents volets étaient passionnants, j’étais donc confiant pour celui-ci. Un animal aussi sociable que l’éléphant pouvait offrir pas mal de possibilités au gameplay. Je m’imaginais déjà aider mes congénères à survivre dans un monde plein de dangers. S’il y a bien cet aspect là dans le jeu, les mécaniques restent très rudimentaires. Le pachyderme que nous contrôlons doit amener son groupe à rejoindre le gros du troupeau. Un voyage périlleux ou l’exploration règne en maître.

Comme toujours avec cette licence, c’est au joueur de comprendre comment jouer. Seuls quelques tutos précisent les fonctions de bases, par exemple donner un coup de boule dans un arbre pour faire tomber les fruits. Un apprentissage qui peut prendre plusieurs heures, mais qui apporte une belle satisfaction une fois avoir compris les choses. L’échec est donc inévitable, avec son lot de frustrations. Un crocodile qui parvient à tuer votre petit alors que vous êtes sur la défensive, ça enrage et c’est très triste à la fois…

Les éléphants pouvant communiquer entre eux, des petits dessins expriment leurs besoins. Encore faut-il pouvoir les comprendre, bien que certains pictogrammes sont évidents. Un cœur pour dire que tout va bien, un cœur brisé que ça va mal. Même l’environnement possède ses icônes artistiques, afin de se repérer plus facilement. Chaque lieu d’intérêt est représenté et reconnaissable, en allant d’un point à un autre on finit par retrouver trace du troupeau. Il y a de quoi se perdre tant la région est vaste, sans compter la lenteur de déplacement de notre petit groupe.

Il n’est pas évident d’apprécier le jeu dans son ensemble, de par son esthétique et même son gameplay. Visuellement il faut une bonne dose d’imagination pour se croire au milieu de la savane. Malgré une fonction pour courir, la vitesse de pointe de notre éléphante ne donne pas vraiment de sensations. Un rythme qui a de quoi faire piquer du nez, mais qui a tout de même un avantage. Une traversée du désert nécessite d’économiser son énergie pour ne pas s’épuiser sous la chaleur étouffante. Se déplacer doucement permet de ressentir tout le défi de l’animal pour survivre !

Conclusion :

Dans l’ensemble, ce nouveau volet m’a pas mal déçu. Le jeu se termine en 2h à peine et la re jouabilité est trop limitée (si ce n’est pour les amoureux de l’exploration). Les mécaniques de gameplay se résument à se nourrir, fuir les prédateurs et atteindre la zone finale. Le tout a une lenteur rarement égalée dans un jeu vidéo. Aucune interaction directe avec nos congénères, si ce n’est d’allaiter les éléphanteaux et trouver à manger pour les adultes. Pourtant, j’ai eu plaisir à y retourner et décortiquer les possibilités du titre. Certes c’était préférable pour être à même de donner un avis complet, mais surtout parce qu’il procure une sensation bien particulière. Malgré tous ses défauts, on parvient à se sentir dans la peau de cette créature majestueuse. C’est là le tour de force de cette licence, à chaque épisode l’immersion dans le règne animal fonctionne à merveille…

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