Ratchet and Clank Rift Apart – Derrière la Hype la réalité…

Alors qu’il faut se lever tôt pour récupérer une PlayStation 5, les exclusivités arrivent petit à petit sur la console de Sony. S’il y a bien un studio interne à Sony qui ne chôme pas, c’est Insomniac Games qui accompagne le catalogue de lancement de la console avec deux titres d’envergure. En novembre avec le combo Marvel’s Spider-Man Remastered et Miles Morales, puis quelques mois plus tard ils remettent le couvert avec l’arrivée tant attendu de Ratchet and Clank Rift Apart.

Support : Playstation – Éditeur : Sony – Développeur : Insomniac Games – Genre : Plateforme – Sortie : 11/06/2021 – Prix standard : 70€ – PEGI +7

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Il est de plus en plus difficile de constater l’évolution technologique entre les dernières générations de console. Si l’une des plus flagrantes serait le RTX pour la nouvelle, il existe d’autres aspects permettant d’afficher plus de détails à l’écran. Sony en fait son fer de lance depuis un peu plus d’un an, l’intégration d’un SSD est une architecture qui se présente comme révolutionnaire par son concepteur Mark Cerny, le papa des consoles Sony depuis la PlayStation 4. Ce SSD permet de faire abstraction des temps de chargement et d’afficher une multitude de détails à l’écran. C’est ce qu’ont voulu nous vendre les développeurs d’Insomniac Games avec ce nouveau Ratchet and Clank. Oui je dis vendre, car derrière une hype qui est montée comme des œufs en neige, se cache une toute autre réalité quelque peu décevante…

Que l’on ne s’y trompe pas, le jeu remporte mon label de dinguerie absolue en terme de technique, d’environnement et d’animation. C’est une véritable claque que l’on prend dès les tous premiers instants où Ratchet se met en mouvement, grâce notamment à la technologie DualSense. Le jeu propose différentes configurations, mais si vous voulez profiter d’un jeu en 60 images constantes il faudra choisir entre la résolution élevée ou le Ray Tracing (le tout ne pouvant être combiné). Bien que le carton de la console affiche fièrement tout plein de petits logos technologiques, encore très peu sont activés et encore moins de manière simultanée. Il faut toujours faire des concessions, pour profiter d’une technologie, mais pas de l’autre. Dans mes runs, j’ai d’abord choisi du 60 FPS avec Ray Tracing activé, puis dans ma seconde partie j’ai délaissé le RTX pour la résolution. Dans les deux cas de figure, le jeu est d’une réussite visuelle à couper le souffle. 

Cependant, là où tout n’est pas comme annoncé, c’est sur ce fameux passage entre les dimensions annoncé comme instantané. Alors oui elles sont présentes, mais elles sont entièrement scriptées. Ce n’est aucunement une mécanique de jeu que nous pouvons contrôler. Les failles interdimensionnelles s’ouvrent lors d’un combat contre un boss, ou lors de passages bien définis. Il est possible d’aller d’une planète à une autre, mais uniquement dans le cadre d’un parcours précis, délimités par des murs virtuels. À aucun moment, il n’est possible à l’aide d’un gadget ou une arme, d’ouvrir un portail vers un monde déjà visité. Dans les cas que j’ai pu voir, il n’y absolument rien que le SSD pourrait justifier. Le portail pouvant très bien être une porte comme une autre, menant vers une version limitée d’un monde déjà parcouru. Pendant toute l’aventure je n’attendais que ce moment, celui où je récupérerais la possibilité de voyager en temps réel et sans aucun chargement entre deux mondes. Ceci était mon interprétation d’une campagne de communication qui nous oriente fortement dans ce sens de compréhension. Oui, le jeu est beau et l’architecture de la console de Sony couplée au SSD, permet bien des merveilles d’affichage sans broncher (le tout en étant fluide). Dans la forme le jeu reste très classique comparé aux précédents titres de la licence. Des mondes qui s’enchaînent à la suite en basculant entre Ratchet et Rivet, puis l’autre lombax qui arrive dans ce nouvel opus.

La grande nouveauté du jeu réside dans son histoire, où après quasiment 20 ans d’existence et de recherche, Clank, va enfin créer un gadget permettant à Ratchet de retrouver ses origines. C’est en passant dans une autre dimension qu’il rencontre Rivet, puis Kit, une robot au grand cœur, mais cachant aussi un terrible secret… L’histoire n’est pas des plus travaillée, ne vous attendez pas à de grandes révélations, bien que le lore du jeu avance tout de même et pousse vers une probable suite. L’aventure est riche et intense d’actions, d’effets, de courses et nous en prenons plein les yeux, ça c’est sûr ! Mais il reste cependant très classique et je le trouve plus court, peut-être aussi plus facile que les précédents opus de la série. Il m’aura fallu une dizaine d’heures pour le terminer à 99% dans un premier run, puis tout juste une douzaine pour avoir le 100% et le trophée platine. Dans le fond tout cela est classique, avec des planètes très jolies et remplies de détails, mais où certaines se parcourent assez rapidement. Il en va de même pour l’armement et les gadgets. Bien qu’il y a de nombreux collectibles permettant l’amélioration et la recherche de nouveaux concepts, le line-up est, je trouve, moins intéressant que les gadgets réalisés par le passé. Même si le jeu a pris quelques mois supplémentaires pour arriver, il reste tout de même un arrière-goût de jeu de lancement, magnifique, mais où il manque des éléments qui en ferait un vrai jeu à part entière.

Conclusion :

Le développeur Insomniac a fait du très bon travail, ce Ratchet and Clank Rift Apart est techniquement réussi et surpasse même le film d’animation éponyme sorti il y a quelques années. Les niveaux qui se succèdent sont tous aussi dingues les uns que les autres. Bien que le visuel soit important pour un jeu du catalogue de lancement d’une nouvelle machine, cela ne fait pas tout. Le titre n’est pas tout à fait ce qu’il prétend être. La possibilité de sauter dans un monde à tout moment, n’est que de la poudre aux yeux et le jeu dans le fond est aussi classique que facile, avec une aventure en retrait et une rejouabilité expéditive. Un bon jeu de lancement, mais loin de la révolution annoncée.

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